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7/3/2010 22:15:12 - 1_ SNP - GREVE JEUDI 18 MARS - 7/3/2010 22:10:00 - 1_ SNP - MOTION DE SOUTIEN CONTRE LE LICENCIEMENT - 24/2/2010 9:50:00 - 1_ SNP - Editorial - 24/2/2010 9:20:00 - 1_ SNP - LE JUDICIAIRE, RECONSTRUCTION OU DÉMANTÈLEMENT ? - 17/2/2010 18:21:12 - 5_ Petites annonces - Offres d'emploi - 3/2/2010 14:58:21 - 1_ SNP - Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie - 3/2/2010 14:30:00 - 1_ SNP - APPEL POUR LA TENUE D’ASSISES POUR L’EVOLUTION DE LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES - 29/12/2009 14:39:07 - 1_ SNP - Europsy ce n'est pas Euro-psy - 26/12/2009 9:40:48 - Communiqué: - Familles sous contrôles ? - 20/12/2009 20:00:00 - 1_ SNP - EUROPIRE et COFRASEC -

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1_ SNP  : GREVE JEUDI 18 MARS

le 7/3/2010 22:15:12 (100 lectures)

 

SALARIES EN GREVE

JEUDI 18 MARS 2010

Rassemblement devant l'Hôtel de Ville de Paris

POUR, le Maintien du poste de Psychologue à la Mission Locale Paris Centre !

POUR, l'accompagnement global des jeunes 16/25 ans

CONTRE, les Licenciements !


Le poste de psychologue de la Mission Locale* Paris Centre va être supprimé !

Présent depuis 12 ans à la Mission Locale, le poste de psychologue va être supprimé du jour au lendemain.

En prenant cette décision

  • C'est la souffrance psychique des jeunes qui est niée !
  • C'est l'accompagnement global** qui est remis en question
  • Ce sont 12 années de soutien psychologique pour les jeunes qui sont effacées

 

La CGT, le SYNAMI/CFDT Ile de France et le SNP:

- RÉCLAMENT LE MAINTIEN DE CE POSTE ET DE CE SERVICE AU SEIN DE LA MISSION LOCALE ET L'ANNULATION DE CETTE DÉCISION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION, PRÉSIDÉ PAR MADAME CAPELLE, CONSEILLÈRE DE PARIS ET RÉFUTENT LE MOTIF ÉCONOMIQUE DE CETTE DÉCISION.

-APPELLENT A UNE GRÈVE DE SOUTIEN DE 9 HEURES A 10 H 30 JEUDI 18 MARS et A UN RASSEMBLEMENT DE VANT L'HOTEL DE VILLE DE PARIS




* LES MISSIONS LOCALES : Présent sur l’ensemble du territoire national, le réseau des 486 missions locales exerce une mission de service public avec un objectif essentiel : permettre à tous les jeunes de 16 à 25 ans de surmonter les difficultés qui font obstacle à leur insertion professionnelle et sociale. Elles sont reconnues comme le pivot de l'accompagnement des jeunes en difficulté ! Ainsi chaque année, plus d'1 Million de jeunes demandeurs d’insertion, sont accueillis par les missions locales.

Elles les informent, les orientent et les accompagnent en construisant avec eux leur parcours personnalisé conduit par un référent unique. Elles apportent un appui dans la recherche d’emploi ainsi que dans les démarches d’accès à la formation, à la santé, au logement, aux droits, à la citoyenneté.

La Mission Locale Paris Centre accompagne plus de 4000 jeunes par an provenant du 1°,2°,3°,4°,9°,10°et 11° arrdts . De Paris.

** L'ACCOMPAGNEMENT GLOBAL : une des valeurs fondatrices des Missions locales, c'est à dire la prise compte dans

l'accompagnement vers l'emploi des jeunes de l'ensemble de leur situation en termes de santé, de logement, de ressources, de mobilité etc ...




Contacts :

Fédération National des Personnels CGT des Organismes Sociaux – 01 48 18 83 65 – ml@orgasociaux.cgt.fr

Synami CFDT – IDF – 01 56 41 51 81 – synami-s-papp@pste.cfdt.fr

Syndicat National des Psychologues - 01 45 87 03 39 - : snp@psychologues.org

 

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1_ SNP  : MOTION DE SOUTIEN CONTRE LE LICENCIEMENT

le 7/3/2010 22:10:00 (57 lectures)

 

MOTION DE SOUTIEN

CONTRE LE LICENCIEMENT

de Sylviane Hervé, Psychologue à la Mission Locale Paris Centre


POUR, l'accompagnement global et individualisé des jeunes 16/25 ans

POUR, le Maintien du poste de Psychologue à la Mission Locale Paris Centre !

CONTRE, les Licenciements en Mission Locale !


Madame Capelle

Présidente de la Mission Locale Paris Centre

Madame,


Nous, signataires du présent courrier, tenons à vous informer de notre soutien envers Sylviane Hervé, Psychologue, salariée de la Mission Locale Paris Centre depuis 1998.

La prise en compte de la souffrance psychique fait partie intégrante de l'accompagnement global et

individualisé que doivent conduire les missions locales auprès des jeunes, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le travail qu'effectue Sylviane Hervé au sein de la Mission locale n'a jamais été remis en cause depuis plus de 12 ans.

Le motif économique invoqué nous inquiète s'agissant de l'avenir des Missions locales parisiennes et du maintien de l'emploi pour accomplir notre mission de service public et ce d'autant que le récent Plan de Relance de l'Etat a confirmé les Missions locales comme pivot de l'accompagnement des jeunes en difficulté.

Autant de raisons qui nous conduisent à vous solliciter pour annuler votre décision de licencier Sylviane Hervé.


Nous vous prions d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de nos sincères salutations.


Signature :













A adresser par Fax au: 01 42 76 70 27

mail : liliane.capelle@paris.fr

Courrier : Madame Capelle – Conseillère de Paris - Hôtel de Ville 75196 Paris RP

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1_ SNP  : Editorial

le 24/2/2010 9:50:00 (180 lectures)

Éditorial du N° 210 de Psychologues & Psychologies.

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Vertex ou carapace ?

 

Les psychologues en France sont-ils pour ou contre un ordre professionnel ? Telle est la question qui revient depuis quelques mois.

Les débats de la journée que nous avons organisée le 30 janvier laissent penser que la question ne se pose pas vraiment ainsi ou tout au moins qu’elle ne se pose pas a priori ainsi. En effet, la ligne de partage s’est d’abord et surtout dessinée entre deux conceptions de l’identité de notre profession : D’un côté, les partisans d’une certification européenne défendent l’idée d’une identité qui se construirait à partir d’une certification à être psychologue obtenue à la suite d’une supervision dans le cadre d’une pratique particulière.

D’un autre côté, les tenants d’une position critique vis-à-vis des évaluations réductrices défendent une identité du psychologue indépendante des lieux de leurs pratiques, des imaginaires que ces lieux véhiculent et du référencement de ceux-ci à un secteur donné : santé, travail, éducation, etc.

C’est de l’extérieur que les partisans de la certification nous proposent de définir l’identité du psychologue, à partir de son inscription dans une pratique particulière avec le danger que, progressivement, cette pratique soit dictée par les lieux ou les secteurs d’exercice. Le titre unique ne serait plus qu’un mot autorisant la pratique, chaque psychologue étant cantonné dans un métier particulier référé à son secteur d’exercice. Les tenants d’une position critique vis-à-vis des évaluations réductrices mettent en avant ce qui fonde l’identité de tout psychologue quel que soit son secteur d’exercice : une compréhension et une prise en compte des réactions des êtres humains face aux épreuves de la vie. Ce qui fonde l’identité du psychologue c’est bien la définition de la profession elle-même, une capacité à se confronter à toute psychopathologie qu’elle soit individuelle ou de groupe, qu’elle soit de la vie quotidienne ou due à des situations particulières.

 

Voulons-nous que l’identité de notre profession vienne de l’enveloppe de celle-ci -lieu de la pratique et certification relevant de critères externes- ou voulons nous que l’identité de notre profession soit intrinsèque à elle-même et fondée sur les capacités du psychologue à écouter et comprendre l’être humain grâce à ses outils conceptuels et son apprentissage pratique de la relation que sa formation universitaire professionnalisante lui aura apportés ?

La vraie question revient donc à se demander si nous pensons que notre identité professionnelle doit être celle d’un crustacé qui tient sa rigidité de sa carapace telle que les certifications pourraient la construire ou si nous souhaitons avoir une identité construite sur un vertex, articulation d’outils conceptuels acquis à l’université puis tout au long de la vie professionnelle et de pratique confrontée aux regards des maîtres de stage puis des pairs.

 

Mon choix est clair, je choisis le vertex car cela donne plus de liberté que la carapace. J’en déduis que l’organisation de la profession a besoin d’être construite autour d’un ordre professionnel qui lui donnerait l’élément manquant à son autonomie. En effet, selon la législation française, seule une structure possédant les prérogatives d’un ordre professionnel -qu’elle se nomme ordre ou conseil- est capable d’inscrire ce vertex de la profession dans le droit.

Faisant pourtant aussi ce choix plutôt que celui d’une carapace, certains ne sont pas convaincus de la nécessité d’un ordre professionnel ou même opposés a priori à cette idée. Au nom du SNP, je m’adresse à eux pour que nous en discutions et que nous luttions ensemble pour construire le vertex de notre profession.

 

le 8 février 2010.

Jacques Borgy,

Secrétaire général

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1_ SNP  : LE JUDICIAIRE, RECONSTRUCTION OU DÉMANTÈLEMENT ?

le 24/2/2010 9:20:00 (113 lectures)

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Sommaire ici

Découvrez le dossier du N° 210:

Cette fois, nous y sommes ! en 2010… Si le calendrier avance toujours avec la même régularité, nous, psychologues avançons avec nos désirs, nos limites, nos contraintes, avec le principe de réalité particulièrement pour ce qui nousconcerne ici : la justice qui elle-même avance de façon si peu régulière !
En juin 2009, lors du congrès du SNP à Lyon, le pari était pris de construire un dossier sur les psychologues et le judiciaire.
Pari puisqu’à deux reprises des tentatives avaient raté. Un désir pas assez fort peut-être. Cette fois, nous ne pouvions nous y dérober tant vis-à-vis de la profession que de nous-mêmes, la réalité étant trop criante. La justice à force d’être à un tournant, l’a pris.

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5_ Petites annonces : Offres d'emploi

le 17/2/2010 18:21:12 (604 lectures)

Le Centre Hospitalier de Bernay dans l’Eure (27) recherche actuellement deux psychologues pour les Services de Psychiatrie infanto-Juvénile et de Psychiatrie Adulte.

 

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1_ SNP  : Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie

le 3/2/2010 14:58:21 (331 lectures)

Le secrétaire général a écrit à Monsieur François Fillon, Premier Ministre, à Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé et des sports et Monsieur Xavier Darcos, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.              

Paris le 18 janvier 2010,


Objet : Proposition du Syndicat national des psychologues concernant le Décret fixant les modalités d’application de l’article L.1432-4 du code de la santé publique et relatif à la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie, dans le cadre de l’article 118 de la Loi Hôpital Patients Santé et Territoires.

Monsieur le Premier Ministre, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre,

    Il me semble tout d'abord important de rappeler que, dans la suite du Plan Santé Mentale et des projets de psychologie alors mis en œuvre dans certains établissements de santé, une représentation des psychologues avait été sollicitée dès 2005 par la Drass en Ile de France dans le collège des professionnels de santé. Ceci avait conduit à la nomination par arrêté du préfet de région Ile de France en janvier 2006 de J Maillard, psychologue en établissement de santé représentant le SNP en tant que profession libérale.
 
    Il s’agissait pour notre organisation de signifier la transversalité de l’apport des Sciences humaines et de notre discipline, la psychologie. C’est sur cet axe que notre représentante a été élue au bureau de la CRS IF à l’unanimité des présents par les autres membres de ce collège. Elle a par ailleurs participé activement à la Formation Spécialisée « Respect des droits des malades et usagers ».
    Le SNP s’est engagé à ses côtés sachant que le développement d’une démocratie en matière de santé publique oblige à des remaniements structurels touchant aux cultures des acteurs et ayant besoin, au-delà du déclaratif, d’être accompagné dans sa mise en œuvre sur le versant sciences humaines.
    Sa réélection au bureau en 2009 signifie la reconnaissance et la nécessité de cet apport devenu incontournable tant au niveau des structures, des collectifs de travail que des personnes.
    Alors que s'écrit le décret fixant les modalités d’application de l’article L.1432-4 du code de la santé publique et relatif à la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie, nous insistons pour que le collège des professionnels de santé soit maintenu et que notre organisation puisse continuer à représenter les psychologues et la psychologie dans l’ensemble des futures CRSA de France.

    Ces professionnels des science humaines sont en effet de plus en plus souvent associés, voire animateurs ou consultants dans les projets de santé publique en secteur sanitaire, médico-social, santé et développement social. Ils sont compétents à garantir une transversalité souhaitée par la loi.

    Nous tenons également à rappeler que des représentants SNP Ile de France ont été nommés dans les conférences de territoire et qu’un travail d’articulation entre ces niveaux est nécessaire. Son organisation doit être prise en compte dans le futur décret.
    Le SNP s’associe aux avis de la CNS, de la CRS IF et aux débats en cours sur ce décret.

    Souhaitant que soit entendu notre avis de professionnels de la psychologie, soyez assurés, Monsieur le Premier Ministre, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, de ma haute considération.

Jacques Borgy, Secrétaire général.

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1_ SNP  : APPEL POUR LA TENUE D’ASSISES POUR L’EVOLUTION DE LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES

le 3/2/2010 14:30:00 (1108 lectures)

Formation des psychologues et organisation de la profession


Le samedi 30 janvier 2010 s’est tenue une journée SNP/Universitaires dans les locaux de l’Université Paris V Descartes. Cette journée organisée par la Commission université du SNP s’inscrivait dans la continuité du dossier paru dans Psychologues et Psychologies sur la formation des psychologues et s’adressait aussi bien aux enseignants qu’aux professionnels. Les transformations qui traversent la psychologie supposent l’implication des acteurs universitaires et professionnels. Deux grands axes étaient abordés : d’une part la formation professionnalisante, d’autre part les interrogations soulevées par le projet Europsy et par l’ordre professionnel.

L’inadaptation croissante des jeunes diplômés, les difficultés à défendre leurs droits et règles professionnelles ainsi que la précarisation des postes : tels sont les constats à partir desquels il nous faut réfléchir aux modalités d’enseignement désormais nécessaires et permettre l’acquisition d’une identité professionnelle.

P.A.Raoult conclut la journée en rappelant quatre points : la nécessité d’une représentation élective légitime, une modification des modalités d’enseignement, l’établissement de nouveaux rapports entre enseignants et praticiens et l’évolution de l’identité et de la responsabilité éthique de notre rôle social.

Cette journée fut d’une très grande richesse et l’exploitation des nombreuses pistes pertinentes reste encore à faire.

La nécessité d’un dialogue tripartite entre les partenaires universitaires – praticiens et la DGES est apparue et un acte fort a été posé en fin de journée : une pétition pour la tenue d’Assises nationales de la formation a été lancée. Vous pouvez lire l’appel ci après et le signer sur le site.

 

Les questions soulevées lors de la journée du 30 janvier 2010 organisée par la Commission Université du S.N.P. rendent compte des facteurs de fragilisation de la profession de psychologue.

Il apparaît urgent de convoquer, l’ensemble des universitaires, des organisations de praticiens, des associations représentatives de la discipline et les représentants de la D.G.E.S. pour tenir des Assises nationales de la formation des psychologues qui débouchent sur une plate-forme commune.

Cette plate-forme sera l’instrument nécessaire pour mener des actions politiques urgentes, proposer des projets de cursus qui renforcent la co-formation praticiens-universitaires et confirment l’identité de la profession.

 

 

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1_ SNP  : Europsy ce n'est pas Euro-psy

le 29/12/2009 14:39:07 (319 lectures)

Il est important de rappeler que Europsy ce n'est pas Euro-psy et nous nous associons au Président  d'Euro-Psy qui souligne, ci-après, l'importance qu'il y a à ne pas confondre Europsy & Euro-psy:
 
"En tant que président d' Euro-psy, il m'apparaît important que notre association qui a prés de vingt ans d'âge ne soit pas  confondue avec cette association [Europsy, ndc] qui est un homonyme.
Nous espérons que vous trouverez un moyen pour dissiper cette confusion.
Notre association Euro-psy se basant sur la psychanalyse et la pratique dans les institutions de soins, les institutions éducatives, et l'éducation nationale  s'est donné comme but de promouvoir la psychothérapie institutionnelle fondée à Saint-Alban autour de François Tosquelles pendant la seconde guerre mondiale.
Je vous invite à consulter notre site Euro-psy. org . Vous verrez  que nous poursuivons le travail autour des textes de Jean Oury entre autres,  que nous proposons des groupes de travail et des groupes de contrôle. De plus nous organisons un colloque tous les ans le dernier avait pour titre "Corps, inscriptions, résonance"."  Mr. LUMBROSO EMILE, Président  d'Euro-Psy.
 
 

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Communiqué: : Familles sous contrôles ?

le 26/12/2009 9:40:48 (212 lectures)
Communiqué:

21 décembre 2009


COMMUNIQUE DE PRESSE


Familles sous contrôles ?



Le contrôle, la répression et la traque des familles nomades :telle est la réponse aux familles en difficultés envisagée par le président de la République à l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Et c’est ainsi que sera valorisée l'action des travailleurs sociaux ! Le Syndicat National des Psychologues souhaite réagir à ces dérives et rappeler les fondamentaux des relations familiales, mais aussi du rôle des acteurs sociaux.


Quel est donc ce projet de société qui vise à déresponsabiliser la famille, à dévaloriser les parents, à les déposséder de leur rôle et de leur fonction parentale ? Exit la Défenseure des enfants, voici le Défenseur des droits. Doté de prérogatives et de moyens d’investigation élargis, il pourra mettre en œuvre la « police du gouvernement ».


Après la détection, dès la crèche, voire même avant, des futurs délinquants, voici la dénonciation et la classification des familles en difficulté et de leurs enfants.


Ce projet de société qui stigmatise, trie, classe les enfants et instaure une police des familles endommage violemment la cohésion sociale et le respect des personnes.


Au-delà de la dénonciation de l’outrage fait à l’enfance et en tant que psychologues, nous tenons à rappeler  :

  • Qu'une approche globale de la famille redonnant à l’enfant et à ses parents toute leur place constitue la base des réponses à apporter.

  • Que la restauration de la représentation parentale, du rôle éducatif des parents, la diversification des écoutes, l'analyse et la compréhension des symptômes de chacun sont les leviers incontournables du développement harmonieux de l’enfant dans ses dimensions affective, psychique et sociale.

  • Que c’est par la confiance et la responsabilisation des familles comme des acteurs du champ social que la protection de l’enfance pourra continuer de se développer.




Contacts Presse :

Jacques Borgy – Secrétaire général SNP  –snp-sg@psychologues.org


Florence Guettier – Agence Ek.lectik – 06 60 71 21 50 – ek.lectik@club-internet.fr

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1_ SNP  : EUROPIRE et COFRASEC

le 20/12/2009 20:00:00 (230 lectures)

 

EUROPIRE et COFRASEC, article paru dans le dernier N° de Psychologues & Psychologies

 

Le projet Europsy est l’objet d’une vive agitation et d’une relative précipitation. Si l’on en prend certains morceaux choisis du texte ou contrat Europsy, on s’aperçoit qu’il s’agit de répondre à l’internationalisation de l’économie, de permettre la libre circulation des professionnels en Europe et d’exiger de fait uniformité et flexibilité. La conséquence en est de contraindre certains systèmes et pratiques à changer radicalement. L’approche se fait en termes de compétences (compétences  de base et compétences opérationnelles) selon des critères qui demeurent évolutifs. L’enjeu est de restreindre les lieux d’exercice, les niveaux et les tâches de ceux qui ne posséderaient pas le diplôme Europsy de base (on parle désormais de certification pour éviter le terme de diplôme). Ce dernier devrait pouvoir s’inscrire sur le modèle d’ADELI 2. La création de ce diplôme ou certification  suppose d’une part l’accréditation des cursus universitaires en psychologie et une pratique supervisée par un superviseur agréé. Un certain nombre de directives d’évaluation des compétences sont proposées ou à élaborer. Il s’agit d’un ensemble de normes concernant la formation théorique et pratique. Le programme est celui de l’apprentissage par la résolution de problèmes dans le cadre de la formation théorique et pratique des psychologues. Elles définissent les rôles professionnels parmi lesquels : la gestion des objectifs, le diagnostic, les interventions, l’évaluation et la communication. Parmi les contenus sont évoquées la psychologie générale, la neuropsychologie, la psychobiologie, la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, la psychologie sociale, celle du développement et la psychologie clinique et de la santé. Il est donné comme exemple de thèmes : l’architecture cognitive, les théories spécifiques des émotions, les modifications comportementales. Parmi les buts, on retrouve la collecte d’informations sur les besoins du client, la clarification des besoins, les négociations des buts visés, l’évaluation en terme d’utilité et de satisfaction du client. Enfin parmi les compétences opérationnelles sont cités : le développement de nouveaux produits et services, le marketing et la vente. Je n’en dirais pas plus car on perçoit d’emblée qu’un certain modèle infiltre la proposition qui semble bien éloignée de la culture psychodynamique de beaucoup. On comprend que l’intention est celle d’une recomposition du champ professionnel tant au plan de la formation que des pratiques. Les normes édictées doivent s’imposer aux cursus universitaires et aux praticiens. Des superviseurs agréés (on dit maintenant praticiens référents) seront les opérateurs et garants de l’acquisition de ces compétences. Ceux qui ne répondraient à cette certification (avoir les compétences exigées) devraient à terme voir leurs possibilités professionnelles d’exercice restreintes. Une institutionnalisation de cette certification est aussi attendue.
La FFPP-CoFraDec proposait ce 21 novembre une journée sur la certification Europsy. Ce n’est pas, bien entendu, avec ces termes (pourtant tirés de la traduction du texte Diplôme européen de psychologie, Europsy 2005) que les choses seront traitées. Quoique ! Dans l’intervention de début journée, Europsy et son implantation en France, Roger Lécuyer, président du CoFraDec, Comité français de délivrance de la certification Europsy, va tenir des propos rassurants. Il rappelle que ce comité travaille depuis un an et se pose des questions. Il souligne l’absence de traditions de la supervision chez les enseignants de psychologie. Il présente Europsy comme un cadre adaptable aux spécificités françaises. C’est dans ce sens que se propose cette journée d’échange avec l’idée de voir ce qui se fait ailleurs (Québec, Espagne, Grande-Bretagne). Il invite les participants à réfléchir l’après-midi sur la manière de mettre en place la pratique des psychologues référents. Au fond, pas de soucis, l’on peut réfléchir entre personnes de bonne volonté sur un projet qui de toute manière se mettra en place. D’ailleurs il dresse un rapide historique, glissant même dans l’affaire la chute du mur de Berlin, pour terminer sur le fait qu’Europsy doit être lancé en 2010. Il rappelle l’historique de la participation française et précise le dispositif : niveau de base licence et master avec accréditation des cursus et certification des personnes. L’accréditation des cursus se fait sur la base d’un programme dont la seule indication est la compatibilité avec le modèle Europsy. Il rappelle que le comité de certification est composé de 8 personnes nommées par la FFPP. Ce comité a eu 5 réunions, il serait indépendant de la FFPP (là je n’ai pas bien saisi la nuance : ils sont nommés par la FFPP mais sont indépendants !). Ce comité ne se prononce pas sur la qualité du cursus car l’AERES le fait (y a-t-il une compatibilité entre la logique de l’AERES et celle d’Europsy ?). D’ailleurs il y aurait neutralité par rapport au cadre de référence théorique. Au fond ce qui compte c’est la conformité avec le modèle Europsy. Il glisse opportunément que la clause du grand-père sera effective jusqu’en 2013. Mais surtout il révèle que de nombreux contacts sont en cours avec les présidents d’universités, les responsables de masters et de licences pour la mise en place de cette conformisation. Enfin il conclut que tout cela est un moyen de revaloriser la profession. Malgré le propos apparemment consensuel, on reste dans la logique d’une imposition de l’Europsy en restant discret sur les orientations du texte ou contrat européen.
Vient ensuite l’intervention d’Ingrid Lunt, représentante de l’Angleterre et active promotrice du projet Europsy. Elle souligne la nécessité d’une pratique supervisée, efficace, afin d’obtenir une pratique professionnelle de qualité. Elle détaille les procédures de qualification dont l’instauration d’un journal en forme de tableau de bord. Elle rappelle enfin d’une part que la pratique supervisée s’organise au sein de l’université, d’autre part que c’est le gouvernement qui définit le nombre de stagiaires et assure le financement. C. Leconte développe le résultat de recherches autour de la problématique de la supervision. Il définit celle-ci comme un processus d’apprentissage. Elle est une pratique réflexive qui permet entre autres l’autorégulation des états internes, la régulation de l’interaction et une intégration non linéaire des savoirs. Si cette intervention demanderait une longue discussion, c’est la dernière intervention qui retiendra l’attention. José M. Peiro présente une démarche de promotion de l’utilité du modèle Europsy. C’est avant tout une véritable stratégie d’implantation du modèle Europsy afin d’imposer le concept de compétence professionnelle. D’emblée, les étudiants sont formés à la candidature et à la certification Europsy. Cela s’accompagne d’une véritable opération de marketing du produit Europsy pour le rendre attractif : Web, publicités, conférences et séminaires, formations en ligne, intervention auprès des Doyens des départements de psychologie et des représentants des organisations étudiantes. Les étudiants de 5ième année sont définis comme des cibles. Europsy devient un guide pour les stages obligatoires car cela permet de convertir les praticiens qui les ont en charge. D’un côté, ces trois interventions confirment les remarques faites initialement. D’autre part elles sont, de manière contradictoire, une illustration de l’intérêt opératoire d’un ordre professionnel. Enfin elle souligne que le projet Europsy est une marque, qui se veut de qualité, qu’on cherche à nous vendre comme n’importe quel produit. Celui-ci tend à l’opérationnalisation normative du travail du psychologue.
L’après-midi trois ateliers, sur l’éducation, le travail et la clinique, auront lieu. Dans l’atelier sur la clinique, de longues discussions montreront les ambigüités du projet. Il est rappelé que depuis longtemps les professionnels suivent des supervisions : alors pourquoi ajouter ce nouveau dispositif ? Il est mis en avant la carence des universités sur ce point : alors pourquoi ne pas intervenir d’abord à ce niveau ? Il est évoqué ensuite la difficulté des jeunes professionnels plus ou moins désorientés et esseulés qui justifierait l’institutionnalisation de ce dispositif Europsy. Ce nouvel argument reviendra par la suite chez les représentants de CoFradec. De toute manière, en prise avec le marché du travail, les étudiants n’auraient pas d’autre choix que de se doter d’une qualification, titre ou hochet, supplémentaire. Mon sentiment, comme l’avait souligné J. Peiro, est qu’il s’agit de se saisir de ce moment de fragilisation lors de l’entrée dans la profession pour assurer au long court l’implantation du dispositif. Une longue discussion portera sur la notion de compétence dont l’ambivalence est relevée. Elle importe avec elle une conception qui s’éloigne de la démarche clinique. L’accent est alors mis sur des compétences invariantes exportables dont on peut se demander en quoi elles seraient spécifiques de l’activité des psychologues. Le débat se déplace alors sur les termes de supervision, tutorat, référentiel. Avec S. Blondeau, neutre par rapport à Europsy, il est rappelé la notion d’analyse de pratiques. Finalement on en arrive à la distinction entre la supervision, travail de subjectivation usuellement utilisée en clinique, l’analyse de pratiques comme élaboration de ses postures et identité professionnelles, les compétences du Répertoire national des compétences professionnelles qui s’imposent à l’université non sans rapport avec la mise en place des fiches de postes et le référentiel Europsy. Les normes Europsy ne sont que ce qui sert à obtenir la certification Europsy. Les membres du CoFraDec proposent désormais le terme de praticien référent Europsy : ils ne font que récupérer le terme légal de praticien référent pour désigner l’ancien maître de stage. Cette appropriation, qui sous-tend un glissement problématique, est d’abord une contamination. La pirouette qui consiste à ajouter Europsy nous situe dans un pervertissement des désignations. Du moins, il apparaît clairement que le référentiel Europsy n’est pas une supervision mais demeure l’imposition de normes comportementales qui, en soi, ne peut répondre aux questions cliniques. Il n’est pas fait mention, non plus, au marché économique que peut représenter le fait de devenir un superviseur agréé Europsy : une clientèle passive et obligée bénéficiant soit de la manne de la formation continue, soit devant payer chèrement l’obtention de son « passeport » européen. Europsy devient aussi une opération commerciale. Pour autant, les trois membres cliniciens de CoFraDec qui animaient l’atelier pense, de bonne foi, infléchir l’orientation de ce référentiel et répondre ainsi à des questions déjà anciennes sur la qualité de la formation des praticiens. Au fond, les problèmes soulevés sont d’intérêt, les propositions sont pertinentes mais le cadre est inadéquat. Ils sont pris dans un marché de dupe dans lequel ils ne peuvent que s’illusionner. Europsy vise à imposer un modèle qui viendrait recomposer le champ, contraindre les cursus de formation, formaliser les compétences, normaliser les professionnels, obliger les praticiens à s’y soumettre. Cela reste une stratégie de prise de pouvoir selon des références éloignées de ceux qui ont pu inspirer la clinique française. La mise en avant d’une préoccupation déontologique, d’une préoccupation pour une meilleure qualification des professionnels et un souci pour les difficultés d’instauration des jeunes praticiens apparaissent comme des arguments pour servir une cause différente. Au fond, personne n’est opposé à ces trois orientations mais on ne peut opérer dans un cadre inadéquat. On ne peut prendre l’argument publicitaire pour le produit final qu’on veut nous vendre.
 En conclusion, on reste dubitatif devant ce qui apparaît un marché de dupe et avec les mêmes interrogations : quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando ? Europsy n’est pas nécessairement aux bénéfices de ceux dont on affirme vouloir du bien : Is fecit cui prodest. C’est peut-être le pire qui nous attend et le comité de certification ne nous a pas abreuvé d’idées nouvelles.
Patrick-Ange Raoult
Secrétaire commission université

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1_ SNP  : Europsy nous prend pour des ânes !

le 20/12/2009 20:00:00 (416 lectures)

Article paru en tribune libre dans le dernier N° de Psychologues & Psychologies

 

Quand Europsy se présente sous le signe d’une harmonisation et d’une élévation du niveau de formation des psychologues, on ne peut qu’y souscrire. Quand s’y rajoute la volonté d’exercer un contrôle sur la formation, on peut regretter les termes mais comprendre qu’il est question de qualité et trouver cela souhaitable. Malheureusement, dès lors que l’on est entré dans le vif du sujet de cette journée qui voulait être, rappelons-le, une réflexion sur les conditions de mise en place d’une année professionnelle supervisée, la déception, voire la consternation ne tarde pas. Car qu’est-ce que la supervision selon les représentants d’Europsy ? C’est une litanie de concepts plus creux les uns que les autres, au mieux frappés au coin d’un bon sens dont on peut espérer qu’un élève moyen du secondaire maîtriserait l’articulation et, déjà, en demanderait le prolongement épistémologique. A force recours de diaporama dans ce style si lénifiant auquel nous ont désormais habitués les gestionnaires de bonnes pratiques et commerciaux pharmaceutiques, on débite toutes sortes de lieux communs, de simplification dont l’épuration même montre le vide de la pensée qui y est proposée. Et ceci est ce qui, in fine, viendrait constituer cette fameuse « harmonisation ». On pourrait en rire. Il faut hélas en pleurer quand ce sont des psychologues, enseignants, chercheurs, praticiens qui nous annoncent avec le plus grand sérieux que ce qui fonde la nécessité d’une pratique de supervision c'est… que « la supervision, c’est très important. » Point. Cela ne s’invente pas. Ou bien encore que « l’on sait maintenant qu’il est difficile d'apprendre des habiletés complexes sans une réflexion soutenue avec un superviseur » (sic). Nous faisions donc, jusqu’à ces découvertes récentes, de la prose sans le savoir. Passons sur l’utilisation ad libitum de photographies animales ou de croquis plus ou moins humoristiques censés nous aider à comprendre la subtilité de la relation thérapeutique, tout cela digne d’un Jojo lapin forme des psychologues. Prenez ce genre de sottises, mélangez-moi ça avec ces termes – d’autant plus jolis qu’on y range ce que l’on veut selon la mode – « d’intégration des savoirs », de « régulation de l’estime de soi », « d’alliance de supervision », de « conscience réflexive de soi » (sic. On supposera qu’il existe donc une conscience réflexive d’autrui…) et ainsi se trouve expliqué, non pas la mutité de votre fille, mais toute la dialectique de la subjectivité. Maintenant que l’on sait ce qu’est un sujet, on peut balayer d’un revers de main tous les travaux antérieurs sur la complexité de la question ontologique. L'homme redevient individu, guidé par cette seule conscience qu’il va suffire de bien superviser. Cela grâce à cette invention formidable qui découpe la personne en trois quartiers : savoir, savoir-faire, savoir-être qui déclinent dans leur sillage des listes de compétences. Dans les temps actuels, il faut être particulièrement sourd pour ne pas entendre la souffrance des professionnels qui ont été « formés » par cette moulinette conceptuelle, particulièrement aveugle pour ne pas voir ces corps qui à l’occasion chutent des étages.Sont-ils seulement allés voir l’étymologie de compétence, dans son rapport à la compétition, ces gens bien intentionnés qui souhaitent en faire le pivot de notre formation ? Que les psychologues veuillent se satisfaire d’une telle théorisation, dont la volonté pragmatique cache mal la pauvreté intellectuelle, voilà ce qui est insoutenable.Et que l’on puisse entendre, en final de cette journée et comme « point positif », que « tout cela va nous permettre de réfléchir un peu » ne résonne-t-il pas comme un aveu ultime ? Mais enfin, en sommes-nous donc arrivés là, qu’on prétende que nous avons besoin d’être aidés par ces concepts inconsistants et réducteurs, ces formules à l’emporte pièce, dites comme allant de soi : la supervision comme « développement de la compétence du supervisé et du bien-être du patient ». Mais qui définit le bien-être quand il est pourtant si évident que ce sont ces concepts qui ont besoin que nous les aidions ?
Ce sont les étudiants et les jeunes professionnels qui sont la cible de ce dispositif Europsy. Cela a été très clairement formulé lors de la journée. Ce sont eux dont il s’agit d’harmoniser la pensée et la pratique (nivellement par le bas évidemment) en espérant les rassurer avec l’idée qu’il y aura, comme de bien entendu, « adaptation à la réalité du pays ». Avec ce que l’on a pu entendre, c’est une adaptation à la réalité du pire qui nous est proposée.Jeunes psychologues, jeunes consoeurs et confrères, jeunes étudiants donc, vos ainés deviennent malades. Ils s’endorment et ne veulent plus penser. Réveillez-les. Aidez-les à repenser. Et pas qu’un peu.



F. Grünspan.

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1_ SNP  : Formation des psychologues

le 17/12/2009 23:59:26 (414 lectures)

Les  modalités d'exercice  des psychologues évoluent rapidement .


Un nombre  croissant de praticiens  s'interrogent  sur la nécessité de questionner  l'organisation et les contenus de la Formation .

Afin  de soutenir l'exigence d'un cursus favorisant l'independance professionnelle des futurs psychologues,à l'heure où elle est menacée par les contraintes des évaluations et des"certifications  nationales et européennes ", le SNP VOUS RAPPELLE L'IMPORTANCE DE PARTICIPER A LA JOURNEE DE RENCONTRE ET DE DEBAT DU 30 JANVIER   à BOULOGNE :

La formation rofessionnelle
Le système EuroPsy

Le samedi 30 janvier de 9h à 17h30

à l’Université PARIS – Descartes
71, av Édouard-Vaillant (Boulogne-Billancourt) Amphi M. Halbwachs

 


MATINEE
 
OUVERTURE :État des lieux — Objectifs de la journée par Patrick-Ange
 RAOULT
 
I-Points de vue de praticiens sur la Formation : modes de
 sélection — co-formation des étudiants en stages — préparation bien plus  « professionnelle » aux réalités de la profession — et au statut de cadre
 
Modérateur : Robert SAMACHER

Marie -Claude CATHELINEAU  La formation professionnelle à l'épreuve du terrain

François GRUNSPAN  Place des praticiens dans l'encadrement des stages des futurs psychologues

Jean -Marie LECOINTRE Affirmer l'identité professionnelle des psychologues

 II- Quelles perspectives d’avenir ?
 
Modérateur : Jean-Pierre CHARTIER
 
Françoise CARON  Quelles exigences de formation pour le psychologue ? De la sélection à l’allongement du cursus.
   
François MARTY  Formation: régulation des flux et transformation de la Licence
 
 
APRÈS-MIDI
 
Analyse et critique du système EuroPsy
 
Modérateur : Jacques BORGY
 
Gérard FOURCHER  Europsy ,Quelles  manoeuvres ?
 
François - Régis  DUPOND MUZART   Le pouvoir professionnel comme excès de pouvoir

Alain ABELHAUSER  L'exception française ?

Roland GORI L’Évaluation : Un dispositif de servitude volontaire?
 
 III- Quel avenir pour l’organisation de la profession ?
 
Modérateur : Patrick-Ange RAOULT
 
Jean-Louis QUEHEILLARD Un ordre, un projet nécessaire pour affirmer l’identité de la profession
 
CLOTURE DE LA JOURNÉE par Patrick-Ange RAOULT

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1_ SNP  : respect de la diversité des approches dans la formation des psychologues... Suite

le 15/12/2009 21:11:57 (211 lectures)

Soutenant le SIUEERPP, nous publions ci-après leur communiqué:

COMMUNIQUÉ du SIUEERPP —



Une liste de revues (dont 98,5 % ne sont pas de langue française), devant servir de référence aux prochaines expertises des Équipes de Recherche en psychologie, a été diffusée par l’AERES en octobre dernier.

Le SIUEERPP en a demandé le retrait, ainsi que la suspension de toute expertise menée sur cette base. Il a aussi demandé à ses membres de s’abstenir de participer aux comités de visite organisés dans ces conditions, ou de recevoir ceux-ci.

Pourtant les responsables de l’évaluation de la psychologie à l’AERES — alors même que quatre experts successivement pressentis pour participer au comité de visite des laboratoires de l’université de Toulouse-Le Mirail se sont récusés, et que quatre autres pressentis pour participer au comité de visite de Lyon 2 se sont également récusés — maintiennent, dans la plus grande précipitation et improvisation, au mépris de toute concertation, et en faisant usage de toutes les formes de pression possibles, ces visites.

Le SIUEERPP constate que les conditions nécessaires au bon déroulement de ces évaluations ne sont pas réunies. Qu’elles aient lieu néanmoins relève d’un passage en force dépourvu de toute justification rationnelle dans un pays comme le nôtre, ne laissant aux collègues actuellement concernés d’autres choix que celui de s’y soumettre.

Il demande donc instamment, et une fois de plus, que les critères de ces évaluations soient au plus vite reconsidérés, en concertation étroite avec la communauté scientifique concernée, faute de quoi celle-ci ne pourra qu’engager les procédures de recours qui s’imposent face à de telles visites, menées au mépris même des règles d'égalité, d’impartialité et de compétence dont celles-ci prétendent pourtant relever.



Le Bureau du SIUEERPP

 

 

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1_ SNP  : Des craintes ? Non, un combat !

le 7/12/2009 18:56:48 (322 lectures)

Editorial du N° 209 de Psychologues & Psychologies.

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Des craintes ?  Non, un combat !

Faire respecter l'indépendance inhérente à l'exercice de notre profession et militer pour la mise en place d'un ordre professionnel des psychologues : deux résolutions phares largement approuvées lors de notre congrès, à Lyon en juin dernier.

D'autres psychologues militent contre un ordre professionnel au côté du Giredep. Voient-ils que cette opposition mène tout droit à une certification européenne, « le système Europsy », piloté par le  Cofradec ? Inviter au refus de l'ordre professionnel fait vraisemblablement partie d'une stratégie chez ceux qui souhaitent la mise en place d'une « certification européenne ». Là où l'ordre professionnel pourra instaurer un cadre de référence à notre exercice, un cadre à même de défendre la pluralité des pratiques, la certification serait le plus petit commun multiple des psychologues d'Europe, véritables Furculae Caudinae construites sur des référentiels forcément normatifs comme ceux de toutes les certifications mondialisantes, réductrices de nos pratiques et risquant, en particulier, d'amoindrir la place de la clinique au profit de pratiques plus aisément quantifiables et modélisables. Ne nous privons pas de relire Claude Lévi-Strauss...

Refuser l'ordre professionnel semble être aussi, un refus de la mise au pas. Spécialistes de l'écoute du sujet nous ne pourrions nous laisser mettre en ordre ! N'est-ce pas là se gargariser de mots, croyant ainsi mettre à l'abri de tout ordonnancement le sujet désirant. Garder cette position, tel un Kant aux mains propres mais qui n'aurait plus de mains, nous met en danger : un tel refus d'organisation de la profession, nous priverait des moyens de défense nécessaires pour faire entendre notre indépendance.

Pensez-vous que la créativité des architectes ait été amoindrie par leur ordre professionnel ? Ne voyez-vous pas que les professions possédant un ordre professionnel résistent mieux à l'instrumentalisation de leurs pratiques?

Traditionnellement, les centrales syndicales sont contre les ordres professionnels qu'elles assimilent aux corporatismes anciens. S'appuyer sur cet état de fait pour laisser entendre que tous les psychologues qui adhèrent à une confédération syndicale sont contre un ordre n'est pas loin du fallacieux. Dans de nombreux pays les psychologues sont organisés en ordre professionnel sans que ce corporatisme des temps anciens n'y perdure plus qu'en France. Les ordres professionnels ne sont plus des opposants des organisations syndicales.

D'autres objecteront que les infirmiers sont massivement opposés à un ordre et que nous devrions les suivre. Cette opposition est compréhensible pour une profession massivement organisée autour des prescriptions médicales et d'un rôle propre soigneusement délimité par un décret de compétences, profession, de surcroît, inscrite dans les professions encadrées par le ministère de la santé.

Psychologue est une profession libérale, quel qu'en soit le mode d'exercice, salarié, agent public ou travailleur indépendant. C'est pour cela que nous avons besoin d'un ordre professionnel afin de faire respecter, sur la base de celui-ci, notre indépendance inhérente à l'exercice de notre profession. Sinon, la certification européenne tiendra lieu de cadre à notre exercice et, pis encore, celui-ci sera réduit à des listes de tâches à accomplir sous prescription ou sur ordre...

Une journée sur la formation professionnelle et le système EuroPsy, est organisée fin janvier sur Paris. J'invite tous ceux qui souhaitent que notre profession garde cette indépendance indispensable à son exercice à y participer.

Résistons aux sirènes qui diabolisent l'ordre professionnel, indispensable à la structuration de notre profession et à sa reconnaissance !

Jacques Borgy

Secrétaire général

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1_ SNP  : respect de la diversité des approches dans la formation des psychologues

le 7/12/2009 18:19:52 (252 lectures)

Le SNP a écrit à Monsieur le Professeur Jean-François Dhainaut, Directeur de l’AERES

(Agence d'Évaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur)

Monsieur le Professeur,

 

Le Syndicat national des psychologues, est très attaché au respect de la diversité des approches dans la formation des psychologues par l'université. Il considère, donc, indispensable que la psychologie clinique et la psychopathologie clinique y conservent toute leur place.

Premier syndicat de psychologues en France, nous portons une grande vigilance à ce que les divers courants de la psychologie, dans leurs spécificités épistémologiques, puissent trouver place et valorisation dans les dispositifs de reconnaissance des revues. Nous tenons donc à vous faire connaitre le total soutien du SNP à la position et à l'action du SIUEERPP, quant à la question des évaluations des équipes de recherche, et de leurs critères fondés sur la liste des revues de l'AERES.

Nous tenons, en particulier, à ce qu'une discussion des critères de constitution de cette liste de revues ait lieu avec les instances vraiment représentatives de la communauté scientifique concernée.

Pour rappel, lors de notre Congrès de Lyon, en juin dernier, nous avons décidé que « Le SNP agira en synergie avec les autres organisations et mouvements acteurs de ce champ, afin qu’un enseignement de qualité ainsi qu’une recherche de haut niveau en psychologie et harmonisé sur tout le territoire avec des moyens adéquats soit proposé, afin d’assurer l’avenir, la compétence et la future insertion professionnelle des psychologues »

Dans l'attente de la prise en compte des propositions du SIUEERPP que nous soutenons, soyez assuré, Monsieur le Professeur, de l'expression de toute notre considération.

Patrick-Ange Raoult, Mcf, Secrétaire « Commission université » &
Jacques Borgy, Secrétaire général

 

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Découvrez le dossier du N° 210:

Cette fois, nous y sommes ! en 2010… Si le calendrier avance toujours avec la même régularité, nous, psychologues avançons avec nos désirs, nos limites, nos contraintes, avec le principe de réalité particulièrement pour ce qui nousconcerne ici : la justice qui elle-même avance de façon si peu régulière !
En juin 2009, lors du congrès du SNP à Lyon, le pari était pris de construire un dossier sur les psychologues et le judiciaire.
Pari puisqu’à deux reprises des tentatives avaient raté. Un désir pas assez fort peut-être. Cette fois, nous ne pouvions nous y dérober tant vis-à-vis de la profession que de nous-mêmes, la réalité étant trop criante. La justice à force d’être à un tournant, l’a pris.


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