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3/2/2010 14:58:21 - 1_ SNP - Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie - 3/2/2010 14:30:00 - Communiqué: - APPEL POUR LA TENUE D’ASSISES POUR L’EVOLUTION DE LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES - 29/12/2009 14:39:07 - 1_ SNP - Europsy ce n'est pas Euro-psy - 26/12/2009 9:40:48 - Communiqué: - Familles sous contrôles ? - 20/12/2009 20:00:00 - 1_ SNP - EUROPIRE et COFRASEC -

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1_ SNP  : Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie

le 3/2/2010 14:58:21 (81 lectures)

Le secrétaire général a écrit à Monsieur François Fillon, Premier Ministre, à Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé et des sports et Monsieur Xavier Darcos, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.              

Paris le 18 janvier 2010,


Objet : Proposition du Syndicat national des psychologues concernant le Décret fixant les modalités d’application de l’article L.1432-4 du code de la santé publique et relatif à la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie, dans le cadre de l’article 118 de la Loi Hôpital Patients Santé et Territoires.

Monsieur le Premier Ministre, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre,

    Il me semble tout d'abord important de rappeler que, dans la suite du Plan Santé Mentale et des projets de psychologie alors mis en œuvre dans certains établissements de santé, une représentation des psychologues avait été sollicitée dès 2005 par la Drass en Ile de France dans le collège des professionnels de santé. Ceci avait conduit à la nomination par arrêté du préfet de région Ile de France en janvier 2006 de J Maillard, psychologue en établissement de santé représentant le SNP en tant que profession libérale.
 
    Il s’agissait pour notre organisation de signifier la transversalité de l’apport des Sciences humaines et de notre discipline, la psychologie. C’est sur cet axe que notre représentante a été élue au bureau de la CRS IF à l’unanimité des présents par les autres membres de ce collège. Elle a par ailleurs participé activement à la Formation Spécialisée « Respect des droits des malades et usagers ».
    Le SNP s’est engagé à ses côtés sachant que le développement d’une démocratie en matière de santé publique oblige à des remaniements structurels touchant aux cultures des acteurs et ayant besoin, au-delà du déclaratif, d’être accompagné dans sa mise en œuvre sur le versant sciences humaines.
    Sa réélection au bureau en 2009 signifie la reconnaissance et la nécessité de cet apport devenu incontournable tant au niveau des structures, des collectifs de travail que des personnes.
    Alors que s'écrit le décret fixant les modalités d’application de l’article L.1432-4 du code de la santé publique et relatif à la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie, nous insistons pour que le collège des professionnels de santé soit maintenu et que notre organisation puisse continuer à représenter les psychologues et la psychologie dans l’ensemble des futures CRSA de France.

    Ces professionnels des science humaines sont en effet de plus en plus souvent associés, voire animateurs ou consultants dans les projets de santé publique en secteur sanitaire, médico-social, santé et développement social. Ils sont compétents à garantir une transversalité souhaitée par la loi.

    Nous tenons également à rappeler que des représentants SNP Ile de France ont été nommés dans les conférences de territoire et qu’un travail d’articulation entre ces niveaux est nécessaire. Son organisation doit être prise en compte dans le futur décret.
    Le SNP s’associe aux avis de la CNS, de la CRS IF et aux débats en cours sur ce décret.

    Souhaitant que soit entendu notre avis de professionnels de la psychologie, soyez assurés, Monsieur le Premier Ministre, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, de ma haute considération.

Jacques Borgy, Secrétaire général.

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1_ SNP  : Europsy ce n'est pas Euro-psy

le 29/12/2009 14:39:07 (237 lectures)

Il est important de rappeler que Europsy ce n'est pas Euro-psy et nous nous associons au Président  d'Euro-Psy qui souligne, ci-après, l'importance qu'il y a à ne pas confondre Europsy & Euro-psy:
 
"En tant que président d' Euro-psy, il m'apparaît important que notre association qui a prés de vingt ans d'âge ne soit pas  confondue avec cette association [Europsy, ndc] qui est un homonyme.
Nous espérons que vous trouverez un moyen pour dissiper cette confusion.
Notre association Euro-psy se basant sur la psychanalyse et la pratique dans les institutions de soins, les institutions éducatives, et l'éducation nationale  s'est donné comme but de promouvoir la psychothérapie institutionnelle fondée à Saint-Alban autour de François Tosquelles pendant la seconde guerre mondiale.
Je vous invite à consulter notre site Euro-psy. org . Vous verrez  que nous poursuivons le travail autour des textes de Jean Oury entre autres,  que nous proposons des groupes de travail et des groupes de contrôle. De plus nous organisons un colloque tous les ans le dernier avait pour titre "Corps, inscriptions, résonance"."  Mr. LUMBROSO EMILE, Président  d'Euro-Psy.
 
 

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1_ SNP  : EUROPIRE et COFRASEC

le 20/12/2009 20:00:00 (189 lectures)

 

EUROPIRE et COFRASEC, article paru dans le dernier N° de Psychologues & Psychologies

 

Le projet Europsy est l’objet d’une vive agitation et d’une relative précipitation. Si l’on en prend certains morceaux choisis du texte ou contrat Europsy, on s’aperçoit qu’il s’agit de répondre à l’internationalisation de l’économie, de permettre la libre circulation des professionnels en Europe et d’exiger de fait uniformité et flexibilité. La conséquence en est de contraindre certains systèmes et pratiques à changer radicalement. L’approche se fait en termes de compétences (compétences  de base et compétences opérationnelles) selon des critères qui demeurent évolutifs. L’enjeu est de restreindre les lieux d’exercice, les niveaux et les tâches de ceux qui ne posséderaient pas le diplôme Europsy de base (on parle désormais de certification pour éviter le terme de diplôme). Ce dernier devrait pouvoir s’inscrire sur le modèle d’ADELI 2. La création de ce diplôme ou certification  suppose d’une part l’accréditation des cursus universitaires en psychologie et une pratique supervisée par un superviseur agréé. Un certain nombre de directives d’évaluation des compétences sont proposées ou à élaborer. Il s’agit d’un ensemble de normes concernant la formation théorique et pratique. Le programme est celui de l’apprentissage par la résolution de problèmes dans le cadre de la formation théorique et pratique des psychologues. Elles définissent les rôles professionnels parmi lesquels : la gestion des objectifs, le diagnostic, les interventions, l’évaluation et la communication. Parmi les contenus sont évoquées la psychologie générale, la neuropsychologie, la psychobiologie, la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, la psychologie sociale, celle du développement et la psychologie clinique et de la santé. Il est donné comme exemple de thèmes : l’architecture cognitive, les théories spécifiques des émotions, les modifications comportementales. Parmi les buts, on retrouve la collecte d’informations sur les besoins du client, la clarification des besoins, les négociations des buts visés, l’évaluation en terme d’utilité et de satisfaction du client. Enfin parmi les compétences opérationnelles sont cités : le développement de nouveaux produits et services, le marketing et la vente. Je n’en dirais pas plus car on perçoit d’emblée qu’un certain modèle infiltre la proposition qui semble bien éloignée de la culture psychodynamique de beaucoup. On comprend que l’intention est celle d’une recomposition du champ professionnel tant au plan de la formation que des pratiques. Les normes édictées doivent s’imposer aux cursus universitaires et aux praticiens. Des superviseurs agréés (on dit maintenant praticiens référents) seront les opérateurs et garants de l’acquisition de ces compétences. Ceux qui ne répondraient à cette certification (avoir les compétences exigées) devraient à terme voir leurs possibilités professionnelles d’exercice restreintes. Une institutionnalisation de cette certification est aussi attendue.
La FFPP-CoFraDec proposait ce 21 novembre une journée sur la certification Europsy. Ce n’est pas, bien entendu, avec ces termes (pourtant tirés de la traduction du texte Diplôme européen de psychologie, Europsy 2005) que les choses seront traitées. Quoique ! Dans l’intervention de début journée, Europsy et son implantation en France, Roger Lécuyer, président du CoFraDec, Comité français de délivrance de la certification Europsy, va tenir des propos rassurants. Il rappelle que ce comité travaille depuis un an et se pose des questions. Il souligne l’absence de traditions de la supervision chez les enseignants de psychologie. Il présente Europsy comme un cadre adaptable aux spécificités françaises. C’est dans ce sens que se propose cette journée d’échange avec l’idée de voir ce qui se fait ailleurs (Québec, Espagne, Grande-Bretagne). Il invite les participants à réfléchir l’après-midi sur la manière de mettre en place la pratique des psychologues référents. Au fond, pas de soucis, l’on peut réfléchir entre personnes de bonne volonté sur un projet qui de toute manière se mettra en place. D’ailleurs il dresse un rapide historique, glissant même dans l’affaire la chute du mur de Berlin, pour terminer sur le fait qu’Europsy doit être lancé en 2010. Il rappelle l’historique de la participation française et précise le dispositif : niveau de base licence et master avec accréditation des cursus et certification des personnes. L’accréditation des cursus se fait sur la base d’un programme dont la seule indication est la compatibilité avec le modèle Europsy. Il rappelle que le comité de certification est composé de 8 personnes nommées par la FFPP. Ce comité a eu 5 réunions, il serait indépendant de la FFPP (là je n’ai pas bien saisi la nuance : ils sont nommés par la FFPP mais sont indépendants !). Ce comité ne se prononce pas sur la qualité du cursus car l’AERES le fait (y a-t-il une compatibilité entre la logique de l’AERES et celle d’Europsy ?). D’ailleurs il y aurait neutralité par rapport au cadre de référence théorique. Au fond ce qui compte c’est la conformité avec le modèle Europsy. Il glisse opportunément que la clause du grand-père sera effective jusqu’en 2013. Mais surtout il révèle que de nombreux contacts sont en cours avec les présidents d’universités, les responsables de masters et de licences pour la mise en place de cette conformisation. Enfin il conclut que tout cela est un moyen de revaloriser la profession. Malgré le propos apparemment consensuel, on reste dans la logique d’une imposition de l’Europsy en restant discret sur les orientations du texte ou contrat européen.
Vient ensuite l’intervention d’Ingrid Lunt, représentante de l’Angleterre et active promotrice du projet Europsy. Elle souligne la nécessité d’une pratique supervisée, efficace, afin d’obtenir une pratique professionnelle de qualité. Elle détaille les procédures de qualification dont l’instauration d’un journal en forme de tableau de bord. Elle rappelle enfin d’une part que la pratique supervisée s’organise au sein de l’université, d’autre part que c’est le gouvernement qui définit le nombre de stagiaires et assure le financement. C. Leconte développe le résultat de recherches autour de la problématique de la supervision. Il définit celle-ci comme un processus d’apprentissage. Elle est une pratique réflexive qui permet entre autres l’autorégulation des états internes, la régulation de l’interaction et une intégration non linéaire des savoirs. Si cette intervention demanderait une longue discussion, c’est la dernière intervention qui retiendra l’attention. José M. Peiro présente une démarche de promotion de l’utilité du modèle Europsy. C’est avant tout une véritable stratégie d’implantation du modèle Europsy afin d’imposer le concept de compétence professionnelle. D’emblée, les étudiants sont formés à la candidature et à la certification Europsy. Cela s’accompagne d’une véritable opération de marketing du produit Europsy pour le rendre attractif : Web, publicités, conférences et séminaires, formations en ligne, intervention auprès des Doyens des départements de psychologie et des représentants des organisations étudiantes. Les étudiants de 5ième année sont définis comme des cibles. Europsy devient un guide pour les stages obligatoires car cela permet de convertir les praticiens qui les ont en charge. D’un côté, ces trois interventions confirment les remarques faites initialement. D’autre part elles sont, de manière contradictoire, une illustration de l’intérêt opératoire d’un ordre professionnel. Enfin elle souligne que le projet Europsy est une marque, qui se veut de qualité, qu’on cherche à nous vendre comme n’importe quel produit. Celui-ci tend à l’opérationnalisation normative du travail du psychologue.
L’après-midi trois ateliers, sur l’éducation, le travail et la clinique, auront lieu. Dans l’atelier sur la clinique, de longues discussions montreront les ambigüités du projet. Il est rappelé que depuis longtemps les professionnels suivent des supervisions : alors pourquoi ajouter ce nouveau dispositif ? Il est mis en avant la carence des universités sur ce point : alors pourquoi ne pas intervenir d’abord à ce niveau ? Il est évoqué ensuite la difficulté des jeunes professionnels plus ou moins désorientés et esseulés qui justifierait l’institutionnalisation de ce dispositif Europsy. Ce nouvel argument reviendra par la suite chez les représentants de CoFradec. De toute manière, en prise avec le marché du travail, les étudiants n’auraient pas d’autre choix que de se doter d’une qualification, titre ou hochet, supplémentaire. Mon sentiment, comme l’avait souligné J. Peiro, est qu’il s’agit de se saisir de ce moment de fragilisation lors de l’entrée dans la profession pour assurer au long court l’implantation du dispositif. Une longue discussion portera sur la notion de compétence dont l’ambivalence est relevée. Elle importe avec elle une conception qui s’éloigne de la démarche clinique. L’accent est alors mis sur des compétences invariantes exportables dont on peut se demander en quoi elles seraient spécifiques de l’activité des psychologues. Le débat se déplace alors sur les termes de supervision, tutorat, référentiel. Avec S. Blondeau, neutre par rapport à Europsy, il est rappelé la notion d’analyse de pratiques. Finalement on en arrive à la distinction entre la supervision, travail de subjectivation usuellement utilisée en clinique, l’analyse de pratiques comme élaboration de ses postures et identité professionnelles, les compétences du Répertoire national des compétences professionnelles qui s’imposent à l’université non sans rapport avec la mise en place des fiches de postes et le référentiel Europsy. Les normes Europsy ne sont que ce qui sert à obtenir la certification Europsy. Les membres du CoFraDec proposent désormais le terme de praticien référent Europsy : ils ne font que récupérer le terme légal de praticien référent pour désigner l’ancien maître de stage. Cette appropriation, qui sous-tend un glissement problématique, est d’abord une contamination. La pirouette qui consiste à ajouter Europsy nous situe dans un pervertissement des désignations. Du moins, il apparaît clairement que le référentiel Europsy n’est pas une supervision mais demeure l’imposition de normes comportementales qui, en soi, ne peut répondre aux questions cliniques. Il n’est pas fait mention, non plus, au marché économique que peut représenter le fait de devenir un superviseur agréé Europsy : une clientèle passive et obligée bénéficiant soit de la manne de la formation continue, soit devant payer chèrement l’obtention de son « passeport » européen. Europsy devient aussi une opération commerciale. Pour autant, les trois membres cliniciens de CoFraDec qui animaient l’atelier pense, de bonne foi, infléchir l’orientation de ce référentiel et répondre ainsi à des questions déjà anciennes sur la qualité de la formation des praticiens. Au fond, les problèmes soulevés sont d’intérêt, les propositions sont pertinentes mais le cadre est inadéquat. Ils sont pris dans un marché de dupe dans lequel ils ne peuvent que s’illusionner. Europsy vise à imposer un modèle qui viendrait recomposer le champ, contraindre les cursus de formation, formaliser les compétences, normaliser les professionnels, obliger les praticiens à s’y soumettre. Cela reste une stratégie de prise de pouvoir selon des références éloignées de ceux qui ont pu inspirer la clinique française. La mise en avant d’une préoccupation déontologique, d’une préoccupation pour une meilleure qualification des professionnels et un souci pour les difficultés d’instauration des jeunes praticiens apparaissent comme des arguments pour servir une cause différente. Au fond, personne n’est opposé à ces trois orientations mais on ne peut opérer dans un cadre inadéquat. On ne peut prendre l’argument publicitaire pour le produit final qu’on veut nous vendre.
 En conclusion, on reste dubitatif devant ce qui apparaît un marché de dupe et avec les mêmes interrogations : quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando ? Europsy n’est pas nécessairement aux bénéfices de ceux dont on affirme vouloir du bien : Is fecit cui prodest. C’est peut-être le pire qui nous attend et le comité de certification ne nous a pas abreuvé d’idées nouvelles.
Patrick-Ange Raoult
Secrétaire commission université

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1_ SNP  : Europsy nous prend pour des ânes !

le 20/12/2009 20:00:00 (337 lectures)

Article paru en tribune libre dans le dernier N° de Psychologues & Psychologies

 

Quand Europsy se présente sous le signe d’une harmonisation et d’une élévation du niveau de formation des psychologues, on ne peut qu’y souscrire. Quand s’y rajoute la volonté d’exercer un contrôle sur la formation, on peut regretter les termes mais comprendre qu’il est question de qualité et trouver cela souhaitable. Malheureusement, dès lors que l’on est entré dans le vif du sujet de cette journée qui voulait être, rappelons-le, une réflexion sur les conditions de mise en place d’une année professionnelle supervisée, la déception, voire la consternation ne tarde pas. Car qu’est-ce que la supervision selon les représentants d’Europsy ? C’est une litanie de concepts plus creux les uns que les autres, au mieux frappés au coin d’un bon sens dont on peut espérer qu’un élève moyen du secondaire maîtriserait l’articulation et, déjà, en demanderait le prolongement épistémologique. A force recours de diaporama dans ce style si lénifiant auquel nous ont désormais habitués les gestionnaires de bonnes pratiques et commerciaux pharmaceutiques, on débite toutes sortes de lieux communs, de simplification dont l’épuration même montre le vide de la pensée qui y est proposée. Et ceci est ce qui, in fine, viendrait constituer cette fameuse « harmonisation ». On pourrait en rire. Il faut hélas en pleurer quand ce sont des psychologues, enseignants, chercheurs, praticiens qui nous annoncent avec le plus grand sérieux que ce qui fonde la nécessité d’une pratique de supervision c'est… que « la supervision, c’est très important. » Point. Cela ne s’invente pas. Ou bien encore que « l’on sait maintenant qu’il est difficile d'apprendre des habiletés complexes sans une réflexion soutenue avec un superviseur » (sic). Nous faisions donc, jusqu’à ces découvertes récentes, de la prose sans le savoir. Passons sur l’utilisation ad libitum de photographies animales ou de croquis plus ou moins humoristiques censés nous aider à comprendre la subtilité de la relation thérapeutique, tout cela digne d’un Jojo lapin forme des psychologues. Prenez ce genre de sottises, mélangez-moi ça avec ces termes – d’autant plus jolis qu’on y range ce que l’on veut selon la mode – « d’intégration des savoirs », de « régulation de l’estime de soi », « d’alliance de supervision », de « conscience réflexive de soi » (sic. On supposera qu’il existe donc une conscience réflexive d’autrui…) et ainsi se trouve expliqué, non pas la mutité de votre fille, mais toute la dialectique de la subjectivité. Maintenant que l’on sait ce qu’est un sujet, on peut balayer d’un revers de main tous les travaux antérieurs sur la complexité de la question ontologique. L'homme redevient individu, guidé par cette seule conscience qu’il va suffire de bien superviser. Cela grâce à cette invention formidable qui découpe la personne en trois quartiers : savoir, savoir-faire, savoir-être qui déclinent dans leur sillage des listes de compétences. Dans les temps actuels, il faut être particulièrement sourd pour ne pas entendre la souffrance des professionnels qui ont été « formés » par cette moulinette conceptuelle, particulièrement aveugle pour ne pas voir ces corps qui à l’occasion chutent des étages.Sont-ils seulement allés voir l’étymologie de compétence, dans son rapport à la compétition, ces gens bien intentionnés qui souhaitent en faire le pivot de notre formation ? Que les psychologues veuillent se satisfaire d’une telle théorisation, dont la volonté pragmatique cache mal la pauvreté intellectuelle, voilà ce qui est insoutenable.Et que l’on puisse entendre, en final de cette journée et comme « point positif », que « tout cela va nous permettre de réfléchir un peu » ne résonne-t-il pas comme un aveu ultime ? Mais enfin, en sommes-nous donc arrivés là, qu’on prétende que nous avons besoin d’être aidés par ces concepts inconsistants et réducteurs, ces formules à l’emporte pièce, dites comme allant de soi : la supervision comme « développement de la compétence du supervisé et du bien-être du patient ». Mais qui définit le bien-être quand il est pourtant si évident que ce sont ces concepts qui ont besoin que nous les aidions ?
Ce sont les étudiants et les jeunes professionnels qui sont la cible de ce dispositif Europsy. Cela a été très clairement formulé lors de la journée. Ce sont eux dont il s’agit d’harmoniser la pensée et la pratique (nivellement par le bas évidemment) en espérant les rassurer avec l’idée qu’il y aura, comme de bien entendu, « adaptation à la réalité du pays ». Avec ce que l’on a pu entendre, c’est une adaptation à la réalité du pire qui nous est proposée.Jeunes psychologues, jeunes consoeurs et confrères, jeunes étudiants donc, vos ainés deviennent malades. Ils s’endorment et ne veulent plus penser. Réveillez-les. Aidez-les à repenser. Et pas qu’un peu.



F. Grünspan.

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1_ SNP  : Formation des psychologues

le 17/12/2009 23:59:26 (322 lectures)

Les  modalités d'exercice  des psychologues évoluent rapidement .


Un nombre  croissant de praticiens  s'interrogent  sur la nécessité de questionner  l'organisation et les contenus de la Formation .

Afin  de soutenir l'exigence d'un cursus favorisant l'independance professionnelle des futurs psychologues,à l'heure où elle est menacée par les contraintes des évaluations et des"certifications  nationales et européennes ", le SNP VOUS RAPPELLE L'IMPORTANCE DE PARTICIPER A LA JOURNEE DE RENCONTRE ET DE DEBAT DU 30 JANVIER   à BOULOGNE :

La formation rofessionnelle
Le système EuroPsy

Le samedi 30 janvier de 9h à 17h30

à l’Université PARIS – Descartes
71, av Édouard-Vaillant (Boulogne-Billancourt) Amphi M. Halbwachs

 


MATINEE
 
OUVERTURE :État des lieux — Objectifs de la journée par Patrick-Ange
 RAOULT
 
I-Points de vue de praticiens sur la Formation : modes de
 sélection — co-formation des étudiants en stages — préparation bien plus  « professionnelle » aux réalités de la profession — et au statut de cadre
 
Modérateur : Robert SAMACHER

Marie -Claude CATHELINEAU  La formation professionnelle à l'épreuve du terrain

François GRUNSPAN  Place des praticiens dans l'encadrement des stages des futurs psychologues

Jean -Marie LECOINTRE Affirmer l'identité professionnelle des psychologues

 II- Quelles perspectives d’avenir ?
 
Modérateur : Jean-Pierre CHARTIER
 
Françoise CARON  Quelles exigences de formation pour le psychologue ? De la sélection à l’allongement du cursus.
   
François MARTY  Formation: régulation des flux et transformation de la Licence
 
 
APRÈS-MIDI
 
Analyse et critique du système EuroPsy
 
Modérateur : Jacques BORGY
 
Gérard FOURCHER  Europsy ,Quelles  manoeuvres ?
 
François - Régis  DUPOND MUZART   Le pouvoir professionnel comme excès de pouvoir

Alain ABELHAUSER  L'exception française ?

Roland GORI L’Évaluation : Un dispositif de servitude volontaire?
 
 III- Quel avenir pour l’organisation de la profession ?
 
Modérateur : Patrick-Ange RAOULT
 
Jean-Louis QUEHEILLARD Un ordre, un projet nécessaire pour affirmer l’identité de la profession
 
CLOTURE DE LA JOURNÉE par Patrick-Ange RAOULT

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1_ SNP  : respect de la diversité des approches dans la formation des psychologues... Suite

le 15/12/2009 21:11:57 (180 lectures)

Soutenant le SIUEERPP, nous publions ci-après leur communiqué:

COMMUNIQUÉ du SIUEERPP —



Une liste de revues (dont 98,5 % ne sont pas de langue française), devant servir de référence aux prochaines expertises des Équipes de Recherche en psychologie, a été diffusée par l’AERES en octobre dernier.

Le SIUEERPP en a demandé le retrait, ainsi que la suspension de toute expertise menée sur cette base. Il a aussi demandé à ses membres de s’abstenir de participer aux comités de visite organisés dans ces conditions, ou de recevoir ceux-ci.

Pourtant les responsables de l’évaluation de la psychologie à l’AERES — alors même que quatre experts successivement pressentis pour participer au comité de visite des laboratoires de l’université de Toulouse-Le Mirail se sont récusés, et que quatre autres pressentis pour participer au comité de visite de Lyon 2 se sont également récusés — maintiennent, dans la plus grande précipitation et improvisation, au mépris de toute concertation, et en faisant usage de toutes les formes de pression possibles, ces visites.

Le SIUEERPP constate que les conditions nécessaires au bon déroulement de ces évaluations ne sont pas réunies. Qu’elles aient lieu néanmoins relève d’un passage en force dépourvu de toute justification rationnelle dans un pays comme le nôtre, ne laissant aux collègues actuellement concernés d’autres choix que celui de s’y soumettre.

Il demande donc instamment, et une fois de plus, que les critères de ces évaluations soient au plus vite reconsidérés, en concertation étroite avec la communauté scientifique concernée, faute de quoi celle-ci ne pourra qu’engager les procédures de recours qui s’imposent face à de telles visites, menées au mépris même des règles d'égalité, d’impartialité et de compétence dont celles-ci prétendent pourtant relever.



Le Bureau du SIUEERPP

 

 

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1_ SNP  : Des craintes ? Non, un combat !

le 7/12/2009 18:56:48 (295 lectures)

Editorial du N° 209 de Psychologues & Psychologies.

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Des craintes ?  Non, un combat !

Faire respecter l'indépendance inhérente à l'exercice de notre profession et militer pour la mise en place d'un ordre professionnel des psychologues : deux résolutions phares largement approuvées lors de notre congrès, à Lyon en juin dernier.

D'autres psychologues militent contre un ordre professionnel au côté du Giredep. Voient-ils que cette opposition mène tout droit à une certification européenne, « le système Europsy », piloté par le  Cofradec ? Inviter au refus de l'ordre professionnel fait vraisemblablement partie d'une stratégie chez ceux qui souhaitent la mise en place d'une « certification européenne ». Là où l'ordre professionnel pourra instaurer un cadre de référence à notre exercice, un cadre à même de défendre la pluralité des pratiques, la certification serait le plus petit commun multiple des psychologues d'Europe, véritables Furculae Caudinae construites sur des référentiels forcément normatifs comme ceux de toutes les certifications mondialisantes, réductrices de nos pratiques et risquant, en particulier, d'amoindrir la place de la clinique au profit de pratiques plus aisément quantifiables et modélisables. Ne nous privons pas de relire Claude Lévi-Strauss...

Refuser l'ordre professionnel semble être aussi, un refus de la mise au pas. Spécialistes de l'écoute du sujet nous ne pourrions nous laisser mettre en ordre ! N'est-ce pas là se gargariser de mots, croyant ainsi mettre à l'abri de tout ordonnancement le sujet désirant. Garder cette position, tel un Kant aux mains propres mais qui n'aurait plus de mains, nous met en danger : un tel refus d'organisation de la profession, nous priverait des moyens de défense nécessaires pour faire entendre notre indépendance.

Pensez-vous que la créativité des architectes ait été amoindrie par leur ordre professionnel ? Ne voyez-vous pas que les professions possédant un ordre professionnel résistent mieux à l'instrumentalisation de leurs pratiques?

Traditionnellement, les centrales syndicales sont contre les ordres professionnels qu'elles assimilent aux corporatismes anciens. S'appuyer sur cet état de fait pour laisser entendre que tous les psychologues qui adhèrent à une confédération syndicale sont contre un ordre n'est pas loin du fallacieux. Dans de nombreux pays les psychologues sont organisés en ordre professionnel sans que ce corporatisme des temps anciens n'y perdure plus qu'en France. Les ordres professionnels ne sont plus des opposants des organisations syndicales.

D'autres objecteront que les infirmiers sont massivement opposés à un ordre et que nous devrions les suivre. Cette opposition est compréhensible pour une profession massivement organisée autour des prescriptions médicales et d'un rôle propre soigneusement délimité par un décret de compétences, profession, de surcroît, inscrite dans les professions encadrées par le ministère de la santé.

Psychologue est une profession libérale, quel qu'en soit le mode d'exercice, salarié, agent public ou travailleur indépendant. C'est pour cela que nous avons besoin d'un ordre professionnel afin de faire respecter, sur la base de celui-ci, notre indépendance inhérente à l'exercice de notre profession. Sinon, la certification européenne tiendra lieu de cadre à notre exercice et, pis encore, celui-ci sera réduit à des listes de tâches à accomplir sous prescription ou sur ordre...

Une journée sur la formation professionnelle et le système EuroPsy, est organisée fin janvier sur Paris. J'invite tous ceux qui souhaitent que notre profession garde cette indépendance indispensable à son exercice à y participer.

Résistons aux sirènes qui diabolisent l'ordre professionnel, indispensable à la structuration de notre profession et à sa reconnaissance !

Jacques Borgy

Secrétaire général

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1_ SNP  : respect de la diversité des approches dans la formation des psychologues

le 7/12/2009 18:19:52 (228 lectures)

Le SNP a écrit à Monsieur le Professeur Jean-François Dhainaut, Directeur de l’AERES

(Agence d'Évaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur)

Monsieur le Professeur,

 

Le Syndicat national des psychologues, est très attaché au respect de la diversité des approches dans la formation des psychologues par l'université. Il considère, donc, indispensable que la psychologie clinique et la psychopathologie clinique y conservent toute leur place.

Premier syndicat de psychologues en France, nous portons une grande vigilance à ce que les divers courants de la psychologie, dans leurs spécificités épistémologiques, puissent trouver place et valorisation dans les dispositifs de reconnaissance des revues. Nous tenons donc à vous faire connaitre le total soutien du SNP à la position et à l'action du SIUEERPP, quant à la question des évaluations des équipes de recherche, et de leurs critères fondés sur la liste des revues de l'AERES.

Nous tenons, en particulier, à ce qu'une discussion des critères de constitution de cette liste de revues ait lieu avec les instances vraiment représentatives de la communauté scientifique concernée.

Pour rappel, lors de notre Congrès de Lyon, en juin dernier, nous avons décidé que « Le SNP agira en synergie avec les autres organisations et mouvements acteurs de ce champ, afin qu’un enseignement de qualité ainsi qu’une recherche de haut niveau en psychologie et harmonisé sur tout le territoire avec des moyens adéquats soit proposé, afin d’assurer l’avenir, la compétence et la future insertion professionnelle des psychologues »

Dans l'attente de la prise en compte des propositions du SIUEERPP que nous soutenons, soyez assuré, Monsieur le Professeur, de l'expression de toute notre considération.

Patrick-Ange Raoult, Mcf, Secrétaire « Commission université » &
Jacques Borgy, Secrétaire général

 

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1_ SNP  : Une profession... une formation... des compétences...

le 7/12/2009 18:00:00 (327 lectures)

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Sommaire ici

Découvrez le dossier

du N° 209 :

Les membres de l’équipe régionale PACAC étaient depuis quelques mois déjà préoccupés par des problématiques sociétales nouvelles, qui engagent la responsabilité du psychologue. Non seulement les champs d’intervention se modifient considérablement, mais encore la référence universelle au « tout psy » renvoie à la question de savoir ce qui singularise les compétences des psychologues et leur professionnalisme des autres « psy », si souvent évoqués par le corps social et les médias.

Dans une société qui s’illusionne en permanence dans des jeux de dupes, ce dossier souhaite affirmer et rappeler ce qu’est l’autorité de la fonction de psychologue, comme fonction garante de quelque chose (autoriser signifie étymologiquement se porter garant), de la singularité du sujet, de la transmission du savoir humain, de la déontologie respectueuse de la dignité des personnes.

Ainsi, comment le psychologue cherche-t-il à incarner encore ces valeurs, dans un monde de plus en plus tourmenté, désillusionné et sans repères ?

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1_ SNP  : Déontologie

le 2/12/2009 15:14:16 (247 lectures)

Révisionnisme rampant...

Une version révisé du code de déontologie proposée par un groupe de travail issu du GIRéDép (Groupe Inter organisationnel pour la Réglementation de la Déontologie des Psychologues) piloté par la FFPP vient d'être publiée par la FFPP.


Révisionniste, cette version détruit l'entité professionnelle du psychologue en proposant la transformation de notre déontologie en un fatras applicable de manière indifférenciée tant aux praticiens de la psychologie, devenus au passage des « professionnels titulaires du titre de psychologue » qu'aux enseignants de celle-ci. A croire qu'appeler les psychologues des psychologues serait ringard!


Révisionniste, cette proposition ne réécrit pas seulement le texte du code elle en altère son sens même et ce dès le préambule : Le respect de la personne humaine dans sa dimension psychique n'est plus le droit inaliénable dont la reconnaissance fonde l'action des psychologues et qui fait la force de notre code de déontologie. Dans ce nouveau code, il s'agit seulement de protéger le public contre les mésusages de la psychologie et contre l’utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.


Révisionniste, elle assassine, dès son premier article, le titre et son usage professionnel protégé par la loi, le réduisant à une simple composante, partagée avec le statut, dans l'exercice d'un « métier de psychologue ».


Ce qu'un tel révisionnisme nous prépare est on ne peut plus clair :


Exit le psychologue, bienvenue au professionnel titulaire du titre de psychologue, bienvenue au professionnel exerçant le métier de psychologue.

Exit donc l’indépendance inhérente à l'exercice de notre profession, bienvenue aux référentiels de la certification !


Psychologue, ne te laisse pas déposséder de ton titre par ce révisionnisme inacceptable!



Jacques Borgy, Secrétaire général du SNP

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1_ SNP  : Certification des psychologues

le 25/11/2009 9:42:48 (424 lectures)

Une journée de présentation du système EuroPsy, organisée le samedi 21 novembre 2009 à l’Institut de Psychologie de Boulogne-Billancourt était consacrée plus particulièrement aux pratiques de supervision en Europe et aux futurs psychologues (superviseurs) référents EuroPsy.

Nos trois envoyés spéciaux font part ci-dessous de leurs premières réactions et vous pourrez en lire plus dans le prochain numéro de Psychologues & psychologies qui paraîtra début décembre.




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1_ SNP  : projet de réforme de la taxe professionnelle

le 1/11/2009 15:25:02 (207 lectures)

Le SNP Rhône-Alpes, dans le cadre d'une action initiée par l'UNAPL, a écrit à des députés...

Monsieur Raymond DURAND, Député UMP du Rhône, Vice-Président du Conseil Général du Rhône et maire de Chaponnay, dans une réponse adressée à la secrétaire régionale Rhône-Alpes, accuse réception de cette lettre; il  ajoute que le 08 octobre dernier, il a posé une question écrite à Monsieur le Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat concernant la situation des professionnels libéraux relevant du régime des BNC.

 
Il ajoute qu'il ne manquera pas de nous tenir informée de la réponse du Ministre.
 
Voici sa question écrite au gouvernement :
 
Monsieur Raymond DURAND attire l'attention de Monsieur le Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat sur la légitime inquiétude des professionnels libéraux assujettis au régime des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) et employant moins de cins salariés concernant le projet de réforme de la taxe professionnelle.
 
En effet, les professionnels libéraux BNC employant moins de cinq salariés seront soumis à la cotisation économique territoriale sur la base à la fois de la valeur locative des biens immobiliers servant à leur exploitation et de 6% du montant de leurs recettes alors que les autres redevables assujettis au régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ne supporteront cette taxe que sur la seule valeur locative de leurs locaux dans la mesure où leurs chiffres d'affaires annuel n'excède pas 500 000 euros. Et même si leur chiffre d'affaires annuel excède 500 000 euros, seuil au-delà duquel ils seront également imposables sur la valeur ajoutée, la cotisation économique territoriale dont ils seront redevables restera très inférieure à celle due par les professionnels libéraux assujettis au régime des BNC.
 
Aussi, il le remercie de bien vouloir lui préciser si une suppression du régime dérogatoire auquel sont soumis les professionnels libéraux assujettis au régime des BNC peut être envisagée afin d'uniformiser les règles d'imposition entre ces différentes catégories de contribuables exerçant dans des conditions similaires."

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1_ SNP  : JOURNEE SNP- UNIVERSITAIRES -PSYCHOLOGUES FORMATEURS

le 18/10/2009 21:50:00 (885 lectures)

La formation rofessionnelle
Le système EuroPsy

Le samedi 30 janvier de 9h à 17h30

à l’Université PARIS – Descartes
71, av Édouard-Vaillant (Boulogne-Billancourt) Amphi M. Halbwachs


 

Aux enseignants — aux psychologues impliqués dans la formation :


Des transformations importantes concernent la Psychologie, qu’il s’agisse du cadre universitaire, de la sélection, de l’insertion professionnelle ou de l’organisation professionnelle.

Ces questions, imbriquées les unes aux autres, nécessitent des discussions et supposent une implication des acteurs universitaires et professionnels. C’est dans ce cadre que la Commission Université du Snp, Syndicat National des Psychologues, vous convie à une Journée de travail sur quelques-uns de ces thèmes.


Votre présence nous semble décisive pour défendre des principes cruciaux qui garantissent la qualité et la déontologie de la formation et de la profession de psychologue.


En octobre 2008, dans Psychologues et Psychologies un dossier sur le thème de la formation des psychologues, consultable sur notre site www.psychologues.org abordait différents thè­mes : La baisse du nombre de diplômés, la création d’Écoles ou d’Instituts de psychologie au sein des universités, celle d’un doctorat d’exerci­ce comportant un stage en responsabilité rémunéré, la réduction du nombre de Masters, la transmission et la co-délivrance du titre par des praticiens, des principes déontologiques de la profession, des règles relatives à l’emploi, aux différents statuts, une formation juridique et économique relative aux fonctions de cadre de conception voire de coordination, la critique éc­lairée du projet EuroPsy, etc.


Nous vous proposons d’échanger autour de deux grands chapitres :


1 — La Formation Professionnelle


L’évolution du cadre sociétal et juridique rend de plus en plus difficile l’insertion et la défense des droits et des règles professionnelles.

Le Snp gère l’information, les litiges ainsi que les contentieux suscités par l’inadaptation de la plupart des jeunes diplômés aux situations légales rencontrées. Cette situation s’aggrave beaucoup avec les nouvelles réalités (Cdd de plus en plus précaires, remise en question fréquente du temps Fir, …).


Comment préparer mieux, ensemble, les étudiants à l’entrée dans la vie professionnelle ? À quelle praxis ou clinique sont-ils destinés ? Avec quels repères ?


Comment donner aux futurs psychologues un meilleur « esprit de corps » qui les amène à entrer, travailler dans les collèges, à s’étayer sur les groupes de psychologues, à acquérir une lisibilité groupale en tant que praticien-formateur comme en tant que chercheur ?


Comment réfléchir à la création d’un statut de praticien-enseignant-chercheur ?


2 — EuroPsy et la question de l’Ordre Professionnel


L’Efpa-Feap, Fédération européenne d’associations de psychologues, a créé, à l’échelle européenne, un système de validation tant des parcours individuels des psychologues que des formations universitaires. Par ce système, dénommé EuroPsy, l’Efpa-Feap prépare une “plate-forme commune” au sens de la directive du 7 septembre 2005 relative aux qualifications professionnelles en Europe. Pour la mise en œuvre d’EuroPsy en France, la Ffpp a institué une commission dite “Cofradec EuroPsy”. Il s’agit de créer les conditions d’un “pouvoir professionnel” parallèle aux pouvoirs publics, sous le patronage de la Feap, ce qui installe celle-ci en situation de monopole.

Or, la Commission européenne reconnaît l’ Efpa-Feap comme l’organisation représentative des psychologues en Europe et il n’existe pas de projet alternatif à EuroPsy (programme européen complet de formation) ni de projet de plate-forme commune (compléments de formations pour la mobilité entre les États membres).

De nombreux points aveugles sont présents que nous souhaitons aborder avec vous :

  • Quel est le point de vue de la profession et quels sont les risques encourus ?

  • Réflexion sur une instance de représentation nationale de la profession de type Ordre Professionnel ?

Patrick-Ange Raoult

Françoise Caron

François Grünspan

La commission université du Snp

Le Bureau National du Snp

 

Télécharger la plaquette avec le bulletin d'inscription en pdf ici

 

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1_ SNP  : Missions locales

le 13/10/2009 23:00:00 (251 lectures)

Nous avons lu attentivement le « Manifeste pour une politique ambitieuse pour la jeunesse »rédigés par l’ensemble des syndicats siégeant à l’UNML.

Nous ne pouvons que souligner et soutenir la mise en avant de l’approche globale, approche indispensable à toute démarche d’insertion et orientation fondamentale des Missions Locales.

Il nous est cependant apparu que la dimension psychique manquait quant aux différents aspects à prendre en compte dans cette approche globale.

Les professionnels de Missions Locales ainsi que de nombreux rapports soulignent l’importance de cette dimension psychique et évoquent chez les jeunes reçus mal-être, souffrance psychique, et parfois pathologies nécessitant une démarche de soins.

C’est de notre place de psychologues que nous sommes amenés à souligner l’importance d’accueillir les jeunes dans la prise en compte de cette souffrance psychique et le respect de leur demande.

C’est dans une vigilance et une écoute quotidienne que nous pouvons soutenir les parcours singuliers s’inscrivant dans la finalité d’insertion qui est au centre de l’existence des Missions Locales.

Nous avons donc, de notre place de psychologues en Missions Locales et de notre place de syndicalistes, proposé aux rédacteurs du Manifeste, différents amendements afin de pallier à cette absence qui nous apparait extrêmement dommageable, tant pour ces jeunes dont nous entendons année après année la souffrance, que pour la reconnaissance de notre travail et de notre place en Missions Locales.

Vous trouverez ci après nos propositions.



Le S.N.P-Commission Missions Locales.

 


 

 

Syndicat national des psychologues

Le secrétaire général




Paris, le 4 juillet 2009,



Objet :


Proposition d’amendement au « Manifeste pour une politique ambitieuse pour la jeunesse », à l’intention des signataires.



Madame, Monsieur,



Nous avons pris connaissance avec intérêt du « Manifeste pour une politique ambitieuse pour la jeunesse ».

Attentifs, de notre place de psychologues en mission locale, à la dimension psychique, nous avons noté qu’elle n’y apparaissait pas.


De nombreux témoignages de salariés en mission locale viennent souligner les souffrances psychologiques des jeunes. De nombreux textes de référence viennent appuyer ces constats de professionnels.


Parmi ceux-ci nous pouvons citer :

  • Dans son rapport de 1995, Une souffrance qu’on ne peut plus cacher, Antoine Lazarus l’évoquait.


  • Un rapport de 2004 de l’Inspection Générale des Affaires Sociales intitulé « Enquête sur la prévention et la prise en charge des adolescents et des jeunes adultes souffrant de troubles psychiatriques » citait les missions locales comme étant « un lieu de 1er contact » pour ces jeunes (p 70).


  • La charte La santé des jeunes, signée en 2006 par les ministères concernés et la présidente du Conseil National des Missions Locales, parlait de la nécessite « d’améliorer le taux et la qualité des moyens d’accueil et d’écoute des jeunes en souffrance psychologique, ainsi que le recours aux soins de santé mentale quand nécessaire. »


  • En 2008, le CNML engage avec des acteurs scientifiques et des acteurs de terrain, « une étude spécifique sur le mal être et la souffrance psychique des jeunes 16/25 ans en recherche d’insertion, à partir d’un constat de manque de données épidémiologiques sur les difficultés psychologiques rencontrées par les jeunes en insertion. Les 1ers résultats non encore consolidés, confirment ce que les professionnels ont ressenti dans leurs pratiques » (Pierrette CATEL dans la revue La Santé de l’Homme, N°399 janvier-février 2009)



Le « Manifeste pour une politique ambitieuse pour la jeunesse », publié en juin 2009, souligne l’importance d’une approche globale par rapport à l’insertion et à ce titre évoque les différents freins d’accès à l’emploi. C’est au nom de cette approche que nous vous proposons d’inclure un amendement sur la question de la dimension psychique. Nous l’avons élaboré dans les termes suivants :


Dans le paragraphe 10 du Manifeste, point 3. « Une méthode qui a fait ses preuves, l’approche globale » :


« Ainsi la prise en compte des aspects plus sociaux que sont notamment le transport, le logement, la garde d’enfants », nous rajoutons : la santé physique et psychique, les loisirs… »



Dans la partie 9 du Manifeste, « Des outils à disposition des conseillers », :


Après le paragraphe « Concernant la santé », nous proposons l’ajout d’un paragraphe :


« Concernant les souffrances psychiques » :


  • Actions à conduire dans les missions locales :

  • Proposer aux jeunes des lieux d’écoute (interne et/ou externe)

  • Proposer un appui aux équipes par rapport à cet accompagnement psychologique

  • Développer des partenariats autour de ces questions



Dans le paragraphe suivant,


« Ces constats imposent aux missions locales d’offrir aux jeunes qu’elles accompagnent :

(…)

4/ La prise en compte des souffrances psychiques et des demandes d’accompagnement psychologique, la mise en œuvre des moyens nécessaires pour permettre l’accès aux soins des jeunes souffrant de pathologies mentales



Nous restons à votre disposition pour toute participation à une réflexion sur ce sujet et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre parfaite considération.



Jacques Borgy, Secrétaire général


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1_ SNP  : Le "système Europsy"

le 9/10/2009 18:10:00 (1116 lectures)


Devant  l'imminence de la mise en place du projet de certification  Europsy  en France que nous estimons inadéquat et dangereux, nous estimons de notre devoir de publier les documents suivants, commentaires critiques de G.Fourcher , notre  conseiller qui travaille ce dossier - en collaboration avec un juriste de Droit public , F.-R. Dupond Muzart.
 
 
"L'EFPA-FEAP, Fédération européenne d'associations de psychologues et ONG basée à Bruxelles, a créé, à l'échelle européenne, un système de validation tant des parcours individuels des psychologues que de validation des formations universitaires. Ce système, dénommé EUROPSY , n'a aujourd'hui aucun fondement dans les textes européens, mais, en parallèle, l'EFPA-FEAP prépare une "plate-forme commune" (compléments de formation pour la mobilité entre les Etats membres), au sens, cette fois,de la directive du 7 septembre relative aux qualifications professionnelles en Europe. La FFPP, pour la mise en oeuvre du système EUROPSY en France, a institué une commission dite CoFraDec Europsy". Il s'agit de créer les conditions d'un "pouvoir professionnel" latéral aux pouvoirs publics, en lien avec le marché de l'emploi, sous le patronage de la FEAP européenne (34 pays, 220 000 psychologues).
                Or, la Commission européenne reconnaît l'EFPA -FEAP comme l'organisation représentative des psychologues en Europe et il n'existe pas de projet alternatif à Europsy (programme européen complet de formation) ni de projet de plate-forme commune (mesures de compensation de disparités entre les Etats, pour la mobilité professionnelle, et non programme complet de formation). En effet, à ce jour et à notre connaissance, aucune autre organisation professionnelle ne s'est manifestée auprès de la Commission européenne, ce qui installe de fait et confirme l'EFPA-FEAP et EUROPSY en situation de monopole et comme force de proposition au niveau européen".
 
Gérard Fourcher
 
 

Documents consultables en pdf:

  - Version intégrale de l'article de François-Régis Dupond Muzart paru dans le N° 208 de PSYCHOLOGUES ET PSYCHOLOGIES
 - La lettre de R.Lecuyer du Cofradec  aux directeurs d'UFR
 - Article  de Gérard Fourcher - publié  dans PSYCHOLOGUES ET PSYCHOLOGIES no 201/202 -oct 2008  
 - Deuxieme article de Gérard Fourcher paru dans Psychologues et Psychologies no 205 -avril 2009
 Texte de   Marie-Hélène Bigot (Association des Psychologues Freudiens) de 2006 consultable également sur le site : http://www.psychologuesfreudiens.org/article_travaux.php3?id_article=450
 - Lettre du Secrétaire Général du SNP au Président de la FEAP (en français et en anglais) en date du 24-11-2008

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Les membres de l’équipe régionale PACAC étaient depuis quelques mois déjà préoccupés par des problématiques sociétales nouvelles, qui engagent la responsabilité du psychologue. Non seulement les champs d’intervention se modifient considérablement, mais encore la référence universelle au « tout psy » renvoie à la question de savoir ce qui singularise les compétences des psychologues et leur professionnalisme des autres « psy », si souvent évoqués par le corps social et les médias.

Dans une société qui s’illusionne en permanence dans des jeux de dupes, ce dossier souhaite affirmer et rappeler ce qu’est l’autorité de la fonction de psychologue, comme fonction garante de quelque chose (autoriser signifie étymologiquement se porter garant), de la singularité du sujet, de la transmission du savoir humain, de la déontologie respectueuse de la dignité des personnes.

Ainsi, comment le psychologue cherche-t-il à incarner encore ces valeurs, dans un monde de plus en plus tourmenté, désillusionné et sans repères ?



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