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Le judiciaire, reconstruction ou démantèlement ?

Le judiciaire, reconstruction ou démantèlement ?
Numéro du produit: n°210
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Prix TTC du port: 1,50
Date de publication du produit : 01/02/2010

Cette fois, nous y sommes ! en 2010… Si le calendrier avance toujours avec la même régularité, nous, psychologues avançons avec nos désirs, nos limites, nos contraintes, avec le principe de réalité particulièrement pour ce qui nous concerne ici : la justice qui elle-même avance de façon si peu régulière !
En juin 2009, lors du congrès du SNP à Lyon, le pari était pris de construire un dossier sur les psychologues et le judiciaire.
Pari puisqu’à deux reprises des tentatives avaient raté. Un désir pas assez fort peut-être. Cette fois, nous ne pouvions nous y dérober tant vis-à-vis de la profession que de nous-mêmes, la réalité étant trop criante. La justice à force d’être à un tournant, l’a pris.

Sans doute pas celui attendu par les professionnels pas plus que pour les justiciables.Réforme est le mot qui revient sans cesse avec son cortège de conséquences. Tous les secteurs du judiciaire sont touchés depuis la fermeture de nombreux tribunaux d’instance qui empêchera une justice de proximité équitable pour tous, la suppression du juge d’instruction qui permettra de ne plus inquiéter les politiques… à un secteur qui concerne au premier chef beaucoup d’entre nous : la réforme du code pénal des mineurs avec ses conséquences qui vont se décliner vers toujours plus de répression au détriment de l’éducatif. Un processus de déshumanisation est en route.Un élément essentiel pour l’exercice de notre profession : le temps, la durée vont être totalement bouleversés et traduits dans les ordonnances des magistrats par des délais toujours plus courts : autrement dit comment faire un« même » travail de qualité avec les enfants, adolescents et leur famille avec de moins en moins de temps ?Cette question circule tout au long des textes que vous allez découvrir dans ce dossier quel que soit le lieu d’exercice.
En revanche, vous pourrez constater combien la créativité, l’inventivité restent vivantes pour les auteurs peu importe le type d’institution, mais… pour combien de temps encore ?Si hier, nous n’avons pu contribuer à la publication d’un dossier c’était aussi sans doute lié à un élément essentiel :l’écriture, le passage à l’écrit. Les psychologues qui exercent leur profession dans le secteur du judiciaire ont sans doute un rapport particulier à l’écrit puisque chaque document écrit devient pièce judiciaire classée dans un dossier dont la justice peut se servir à tout moment. L’écriture devient plus qu’ailleurs trace indélébile. Aujourd’hui, des psychologues ont osé ! Qu’ici soient remerciés l’ensemble des auteurs : Roselyne Charvet-Dischly, Xavier Canonge, Raymonde Ferrandi, Caroline Gautier, Chantal Genevois, Sophie Elliot, Marie-Laure Jelin, Danièle Lebeau, Sibylle Million,Marie-José Vidal.La diversité des auteurs traduit la diversité des lieux d’exercice, représente l’ensemble d’une carrière professionnelle,du psychologue qui commence dans la profession à celui qui l’a quittée, retraite oblige.
Une mission particulière du psychologue et du judiciaire n’a pas été abordée dans ce dossier : l’expertise. Nos
confrères prévoient leur participation pour un futur dossier.
Que soient aussi remerciés Catherine Sultan, juge des enfants et Bernard Greppo, psychiatre qui ont accepté de témoigner par le biais de l’interview/entretien. Nos remerciements aussi à Martine Ravineau qui a réalisé l’entretien avec C. Sultan.Souhaitons que ce dossier inaugure une série de textes qui permettront d’autres échanges avec les psychologues qui travaillent avec le judiciaire.

Marie-Josée Nivet



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