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Colloque organisé par le Service des psychologues du CHU de Rennes
Depuis les annĂ©es 1980, certains d'entre nous argumentent le nĂ©cessaire positionnement organisationnel des psychologues, devenus nouveaux acteurs dans l'espace public: rendre visible et lisible la spĂ©cificitĂ© de la cliÂnique psychologique, qu'elle soit d'exercice salariĂ© ou libĂ©ral, est une exigence au regard de ceux qui nous consultent, au regard de nos concitoyens, au regard de notre discipline.
L'obtention de la protection de l'usage professionnel du Titre de psychologue en 1985 ainsi que notre posiÂtionnement dans la structure de classification internationale en tant que « professions intellectuelles et scientiÂfiques, spĂ©cialistes de la justice, des sciences sociales et de la culture» (CITP-2008) nous invitent continĂ»ment Ă mettre au travail cette exigence de rigueur, de confrontation et de transversalitĂ© dans et Ă cĂ´tĂ© des lieux d'exercice spĂ©cifiques Ă chacun.
La loi portant réforme hospitalière et relative aux patients, à la santé et aux territoires dite loi HPST (2009), par les remaniements structurels qu'elle implique, oblige encore plus la profession à prendre place collectivement dans les organisations de travail, qu'elles soient de type public ou non.
En quittant le colloque du Service des psychologues du CHU de Rennes, il allait de soi pour moi qu'il fallait contribuer à faire connaître cette transmission, à la fois singulière et collective, à l'ensemble de la profession. Initiative locale, légitimée par l'Etablissement d'un point de vue structurel mais innovante de par la volonté de ceux qui la font vivre, il y a là une véritable expérimentation d'un corps professionnel au risque de ses mots, y compris par une traduction simultanée des interventions dans le langage des signes.
Que le groupe de travail rennais du Service des Psychologues du CHU de Rennes, construit dans l'après-coup du colloque pour la réalisation de ce dossier, soit ici chaleureusement remercié, tout particulièrement Pierre-Yves Malo.
Que chaque auteur, Directeur général du CHU de Rennes, médecins, psychologues praticiens chercheurs et enseignants chercheurs, donne envie au lecteur de consolider l'inscription de sa discipline dans les lieux où il exerce.
L'enjeu est d'importance, pour les professionnels, mais tout autant pour nos concitoyens qui font appel aux psychologues.
Les contributions qui suivent - prises de parole Ă plusieurs voix - donnent Ă penser sur la construction d'une praÂtique et d'un savoir cliniques. Elles expriment une prise en compte active des processus psychiques Ă l'Ĺ“uvre du cĂ´tĂ© d'un « envers du dĂ©cor », de ce qui Ă©chappe, dont l'hĂ´pital, et au-delĂ , la sociĂ©tĂ© civile, commencent Ă se saisir.
Jacqueline Maillard
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