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Dénonçons les affirmations et propositions concernant les psychologues dans le rapport Jouvin
Partager sur FacebookAPPEL A PETITION La commission Couty a travaillé de juillet à novembre 2008 à la demande de Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la santé sur « les missions et l’organisation des soins en psychiatrie et de la santé mentale ». Le 7 octobre 2008, elle a auditionné les syndicats et organisations professionnelles, dont la commission nationale Fonction publique hospitalière (FPH) du SNP. Nous avons rendu, lors de cette rencontre, des propositions écrites qui sont accessibles avec ce lien : http://www.psychologues.org/Docs/FPH/SNP_Propositions_mission_Couty.pdf C’est au moment où la mission Couty vient de terminer ses travaux, qu’un groupe de travail animé par M L Jouvin, Directeur du centre hospitalier spécialisé de Jury-les-Metz, a pris l’initiative d’adresser ses propres propositions pour la réforme de la psychiatrie, dans un rapport « Notes et propositions portant contribution aux travaux de la commission Couty ». Le SNP dénonce l’intégralité des affirmations et propositions concernant les psychologues dans le rapport Jouvin rendu le 20 novembre dernier et appelle à signer une pétition pour s’élever contre ces propos inacceptables Certaines affirmations contenues dans ce rapport sont délibérément dégradantes et mensongères : Le rapport Jouvin affirme en effet que les psychologues agissent trop souvent « sans qu’un contrôle réel de leur activité soit effectué et sans que ce dernier s’inscrive dans un véritable travail d’équipe ». Il affirme également que « rien ne justifie qu’un tiers de leur temps soit consacré à des recherches jamais identifiées et à des formations trop souvent non contrôlées ». Le rapport Jouvin s’inscrit ensuite en faux contre les termes du code de déontologie des psychologues, actuellement largement reconnu : « Il n’est pas rare qu’un psychologue se réfère à une orientation précise et ait de nombreuses difficultés à s’intéresser à d’autres techniques de soin que celles auxquelles il se réfère, voire à utiliser des outils pour lesquels, ou il n’a pas reçu la formation, ou dont il ne veut pas en faire usage ». « Il n’est pas rare que tel ou tel chef de service se confronte à des refus d’exercice professionnel car non en adéquation avec les références théoriques de l’intéressé, ce qui est pour le moins regrettable » D’autres affirmations visent à attaquer le statut du psychologue, sa responsabilité professionnelle et ses différentes fonctions et à vouloir faire de lui un professionnel paramédical : « Tout acte réalisé par eux doit faire l’objet d’une prescription ou à tout le moins d’une validation sous forme de prescription médicale ». Le SNP rappelle que: Ils travaillent en mettant en œuvre des actions préventives curatives et de recherche auprès des patients, des familles, des équipes et des partenaires institutionnels et libéraux, le plus souvent pour des salaires dérisoires, tout en restant très attachés, dans leur pratique aux conditions éthiques et déontologiques qui sont les leurs. Les psychologues travaillant en psychiatrie rendent compte d’une partie de leur activité clinique et institutionnelle, puisque celle-ci est inscrite dans les logiciels de recueil du RIMP (recueil d’informations médicales en psychiatrie). Comment pourrait-il en être autrement ? Une autre partie de leur activité échappe à toute comptabilité puisqu’elle n’a pas été prévue dans les logiciels. Nombre de psychologues prennent l’initiative de rendre des rapports d’activité, soit individuellement, soit collectivement, et que ceux-ci sont souvent inclus dans les rapports d’établissement adressés aux tutelles. APPEL A PETITION :
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Découvrez le dossier du N° 209 :
Les membres de l’équipe régionale PACAC étaient depuis quelques mois déjà préoccupés par des problématiques sociétales nouvelles, qui engagent la responsabilité du psychologue. Non seulement les champs d’intervention se modifient considérablement, mais encore la référence universelle au « tout psy » renvoie à la question de savoir ce qui singularise les compétences des psychologues et leur professionnalisme des autres « psy », si souvent évoqués par le corps social et les médias. Dans une société qui s’illusionne en permanence dans des jeux de dupes, ce dossier souhaite affirmer et rappeler ce qu’est l’autorité de la fonction de psychologue, comme fonction garante de quelque chose (autoriser signifie étymologiquement se porter garant), de la singularité du sujet, de la transmission du savoir humain, de la déontologie respectueuse de la dignité des personnes. Ainsi, comment le psychologue cherche-t-il à incarner encore ces valeurs, dans un monde de plus en plus tourmenté, désillusionné et sans repères ?
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